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mercredi 24 juin 2020

Importante descente policière au CÉSAï à Gap




            Alors qu’on aurait aimé s’attendre à une opération de grande envergure de l’État en faveur des occupants du CÉSAÏ, ce fut une intervention policière de grande ampleur qui nous a été offerte. Une centaine de policiers, CRS, gendarmes, armés de fusils d’assaut et de tout un attirail pare-balle furent mobilisés dès 6h du matin pour une poignée de personnes non armées, suspectées et appréhendées pour stupéfiants.
            Une personne solidaire s’est également vue fracturer sa porte et perquisitionnée.

            Comment peut-on en arriver là ?

            En vérité, c’est la faute des législateurs s’il y a du trafic là où il y a de la misère. Les habitants du CÉSAÏ ont interdiction de travailler, d’avoir de l’argent liquide et d’avoir un compte en banque. Leurs ressources sont au mieux très faibles, au pire inexistantes. Les gens font simplement ce qu’ils peuvent pour se sortir de la galère. Quiconque prétend faire mieux en pareilles conditions se met certainement le doigt dans l’œil.
            Le niveau de délinquance et de criminalité qui frappe une société est proportionnel aux inégalités qui la déchirent.

            Pendant les 55 jours d’un confinement qui a exacerbé leur précarité, des habitants du CÉSAÏ se sont portés volontaires pour aider les agriculteurs demandeurs, mais cette démarche a également été stoppée par la préfecture.
            Malgré les beaux discours, la grande solidarité des autorités s’est limité, au CÉSAÏ, à la présence régulière de l’ONG Médecins du Monde, qui ne peut pas suffire à surmonter toutes les difficultés auxquelles sont confrontées ces personnes.

            Comment donc s’étonner de quelques écarts, qui sont finalement minimes face au déploiement totalement disproportionné de ces forces de « sécurité » ?
            Interrogeons nous sur ces sommes d’argent public dépensées ! N’aurait-il pas été plus judicieux de les attribuer à la prévention et à l’accompagnement de ces gens incriminés… systématiquement discriminés ?

            N’oublions pas que le CÉSAÏ, depuis bientôt 2 ans, et après la maison Cézanne (2016-18), pallie aux carences de l’État en matière d’accueil et d’accompagnement des demandeurs d’asile.

lundi 22 juin 2020

Projet de charte d'engagement produits phytopharmaceutiques

Bonjour, info à faire circuler au maximum :

Un projet de charte d'engagement sur l'utilisation des produits phytopharmaceutiques est en cours sur les Hautes-Alpes.
Cela fait suite au mouvement lancé par un certain nombre de maires en 2019 pour interdire par arrêter les pesticides sur leurs territoire, afin de protéger les populations.

Nous pouvons donner nos observations par enquête publique, jusqu'au 1er juillet, afin que la Chambre d’agriculture des Hautes-Alpes puisse préparer la concertation sur le sujet.

Projet de charte :
https://www.enquetes-publiques.com/Enquetes_WEB/FR/DOSSIER-E.awp?P1=EP20193&AWPID1F8039BF=88030C69A1E65AD4FC3C94401D9DCE69F800EF88

Envoyer vos observations :
https://www.enquetes-publiques.com/Enquetes_WEB/FR/DEPOSER-E.awp?P1=EP20193
Ce que vous pouvez-dire :
1. Demander une vraie consultation publique sur le sujet, favoriser les débats et le dialogue entre élus, citoyens et producteurs locaux afin de trouver des solutions partagées à l'utilisation des produits phytopharmaceutiques sur notre territoire. Ce sujet important ne doit pas être réglé à la va-vite, par des enquêtes confidentielles sur internet, qu'il est difficile de relayer. Le débat public est important et nécessaire.

2. Rappeler par copier/coller l'appel de "Nous voulons des coquelicots" :
Vous pouvez remplacer la dernière phrase par :
Nous exigeons, à l’échelle de notre département, que tout soit mis en œuvre pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse. Assez de discours, des actes.
(https://nousvoulonsdescoquelicots.org/l-appel/)

Appel pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.
Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.
Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.
A très bientôt,
Guillaume Déjy