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lundi 21 décembre 2020

La production mondiale de béton

 

La production mondiale de béton 

 

production mondiale de béton

 

 

Combien utilise-t-on de béton dans le monde ?

 

6 000 000 000 m3 / an 

 

Chaque seconde dans le monde, sont coulés 190 m3 de béton (compteur), soit 6 milliards de m3 par an

 

Le poids du béton va de 300 à 1300 kg de béton par m3 selon le type de granulats utilisés.

 

CEMEX est le leader mondial des fournisseurs de béton.

 

  • le groupe français Lafarge, actuel leader mondial dans les matériaux de construction, affiche un chiffre d’affaire de 17,6 milliards d’euros en 2007 en croissance de 4 %

 

  • le suisse Holcim, deuxième plus grand producteur mondial de ciment a réalisé en 2007 un chiffre d’affaire de 27 milliards de francs suisses soit environ 16,9 milliards d’euro en croissance de 12,9 %.

 

Il faut mettre en relation cette bonne santé économique des cimenteries avec la croissance soutenue sur le marché de la construction :

 

  • le groupe français Vinci Construction est un des leaders sur ce secteur, avec Bouygues Construction.

 

Le marché du béton

 

Selon wikipédia, la production annuelle de 5 milliards de mètres cube, il est le matériau le plus consommé au monde

 

X 10

Selon les pays, 5 à 10 fois la consommation de métaux, 10 à 30 fois celle de carton ou plastique.

 

Selon cement.ca, la production mondiale de béton est de 3,8 mds de m3 et selon le site lebeton.free.fr, le béton est aujourd’hui à une production annuelle mondiale de plus de 6 milliards de mètres cubes soit un mètre cube de béton pour chaque habitant de la planète.

 

 

le béton en France

Selon les relevés d’enquête de FIB-UNICEM  pour 2005 :

 

  • le béton prêt à l’emploi représente  37,5 millions  m³ en 2009

 

  • la fabrication de produits en béton représentait en 2008 :
29 829 000 tonnes vendues, pour 3 146 757 000 euros. dans 708 entreprises ou sections d’entreprises, par 20 526 salariés (dont 6 077 cadres et ETAM), effectuant 23 003 000 heures de travail, pour une masse salariale brute (hors cotisations) de 535 769 000 euros.



  • la fabrication de supports en béton armé représente :
120 700 tonnes vendues, pour 34 045 000 euros.
dans 9 entreprises ou sections d’entreprises, par 260 salariés (dont 131 cadres & ETAM), effectuant 225 000 heures de travail, pour une masse salariale brute (hors cotisations) de 6 866 000 euros.

 

Le mprojet Recybéton

La France produit chaque année environ 260 millions de tonnes de déchets du BTP.

 

Le volume de déchets de béton est d'environ 20 millions de tonnes, dont 80 % finissent en techniques routières.

Lancé en 2012, Recybéton a reçu le soutien financier de l'Ademe, du ministère de l'Écologie et de l'ANR avec le projet Ecoreb (Eco-construction par le recyclage du béton). Il rassemble 47 partenaires pour un budget de 5 millions d'euros. Le projet se termine en 2016, et veut montrer que le déchet béton peut être recyclé en boucle grâce à des techniques de séparation et de préparation performantes mais aussi et surtout en faisant évoluer la législation française. le Beton recyclé ne peut remplacer à 100 % les besoins en matériaux, mais il peut contribuer à minimiser l'emploi de granulats naturels dans des ouvrages autres que les routes. À ce titre, le projet du Grand Paris devrait accroître de 5 millions de t/an, la consommation de granulats en Ile-de-France. 

 

production mondiale de béton

 

Les avantages et défauts du béton

 

La réaction chimique qui permet au béton de ciment de faire prise est assez lente : au bout de 7 jours, sa résistance mécanique est à peine de 75 % de la résistance finale.

Le béton a  nombreux avantages  :

 

  • Il est facile à fabriquer et nécessite peu d'entretien, il est donc assez peu coûteux (10 à 15 dollars la tonne pour le tout-venant).
  • Les ressources nécessaires pour sa fabrication existent dans de nombreux pays en grandes quantités.
  • Il devient solide comme de la pierre. Correctement utilisé, il dure très longtemps.
  • Il résiste bien au feu et aux actions mécaniques usuelles.
  • Il épouse toutes les formes qui lui sont données.
  • Associé à des armatures en acier, il acquiert des propriétés nouvelles qui en font un matériau de construction aux possibilités immenses (béton armé, béton précontraint).

 

Il possède néanmoins quelques inconvénients tels qu’un poids élevé (densité de 2,4 environ, mais qui peut être réduite), une mauvaise isolation thermique et sa fabrication nécessite beaucoup d’énergie par rapport à d’autres matériaux de construction : chaque tonne de ciment produite requiert près de 60 à 130 kg de fuel (ou son équivalent) et une moyenne de 110 kWh ce qui pose des problèmes environnementaux.

 

Cela ne l’a pas empêché de se développer considérablement au cours des 30 dernières années. En effet, la consommation en béton des pays industrialisés a été multipliée par un facteur allant de 6 à 8. Certains pays européens (Grèce, Portugal et Espagne, par exemple) ont doublé, voire triplé leur consommation en relation avec leur fort taux de croissance interne (PIB).

 

A la fin des années 80, l'arrivée du Béton à Hautes Performances (BHP), qui possède une résistance à la compression supérieure à 50 MPa, permet des utilisations de plus en plus poussées. Ce matériau révolutionne la construction des ouvrages d'art qui deviennent plus fins, plus élancés et plus durables. De nombreuses recherches durant les années 90 ont amenés Bouygues, Lafarge et Rhodia, à déposer en 1997 des brevets pour les Bétons Fibrés à Ultra-hautes Performances (BEFUP). Derniers progrès en date : les Bétons AutoPlaçants et AutoNivelants (BAP et BAN), mis en œuvre sans vibration, ils s'imposent progressivement sur tous les chantiers depuis 1998 et trouvent leurs applications aussi bien dans les fondations et dalles de maisons individuelles que dans les voiles d'ouvrages ou de bâtiments.

 

 

Le béton en Europe

 

 

Bien entendu, d’un pays à l’autre, la consommation de ciment par habitant varie fortement en fonction des profils géographiques (on construit plus de tunnels et de ponts dans les zones montagneuses par exemple), des contraintes sismiques (en Grèce ou Turquie par exemple) et atmosphériques (par exemple les autoroutes en béton dans les pays du nord souffrent des conditions climatiques), des habitudes locales, des densités de population et du cycle de croissance. La moyenne européenne était en 2004 (source Cembureau) de 528 kg par habitant, avec des pics à 1221 kg pour le Luxembourg, 1166 kg pour l’Espagne et 963 kg pour la Grèce et des plus bas pour la Suède (192 kg), la Lettonie (200 kg) et le Royaume Uni (216 kg).

 

 

Le béton, premier matériau de construction au monde

 

Le béton le produit manufacturé le plus consommé sur la planète après l’eau.

 

3 370 000 000 €

 

D’après une enquête de l’UNICEM, en France, en 2005, le béton près à l’emploi =  près de 40 millions de mètres cubes vendus, pour près de 3 370 000 000 € que se partage 542 entreprises ou sections d’entreprises. Le béton armé quand à lui s'était vendu à près de 120.000 tonnes pour 34 millions d’euros (répartis entre 9 entreprises).

 

Globalement, le béton est en quasi-monopole par rapport aux autres matériaux de construction (bois, acier, ...) et à encore de beaux jours devant lui bien qu'il soit très générateur de C02 et que pour les constructions individuelles de type maisons, on lui préfère parfois le bois pour être conforme aux normes HQE (Haute Qualité Environnemental) du bâtiment. Pour les grandes constructions, de type immeubles d'habitation, le béton est à peine menacé.

 

Le béton est donc aujourd’hui utilisé à l’échelle mondiale pour tous types de construction. Cela est dû notamment à un marché économique qui s’est fortement développé ces dernières années et à des particularités qui lui sont propres. Néanmoins, très récemment, pour certains types de construction (habitations individuelles, locaux publics tels que des bibliothèques, des lycées ...) l’utilisation de matériaux plus respectueux de l’environnement a été privilégié à celui du béton. De ce fait, une nouvelle économie se met progressivement en place.

 

 

sources : http://lebeton.free.fr, unicem

 

jeudi 17 décembre 2020

La face caché de la face caché de l'énergie verte

 Le reportage La face cachée des énergies vertes diffusé le 24 novembre sur Arte a suscité de nombreuses réactions dans le monde des énergies renouvelables. Derrière toujours la bande à Jancovici dont on devrait un peu interroger la proximité avec les grandes multinationales...


Le documentaire présente l'impact environnemental du développement des énergies renouvelables (solaire et éolien) et du véhicule électrique (ce point étant même prédominant, contrairement à ce que le titre du documentaire laisse imaginer). Il parle plus voiture qu'énergies renouvelables.

Comme souvent sur ARTE, ce documentaire est bien léché mais a charge, peu documenté, cherche le pathos (sur le charbon au chili, c'est capilotracté comme dit Janco), tire sur tout ce qu'il trouve et oublie l'important. Il alerte sur les ressources minières ce qui est toujours utile, mais il tire grave sur la corde. Il  répète que la décroissance est la seule issue sans dire que cela tuerait les rentiers et le capitalisme. La multiplication des sous entendus ou rapprochement implicite est gênant comme la musique angoissante.

Le reportage oublie le bois énergie qui est la pire des énergies renouvelables avec un impact sans commune mesure avec le photovoltaïque ou l'éolien. Il oublie de rappeler ce que provoque les biocarburants (3% des terres cultivables).

Il oublie de dire que  la consommation de ressources est un gros soucis, énergies  renouvelables ou pas. Il oublie de dire que le problème du CO2 est le problème prioritaire plus urgent que les ressources... et que même si on divise nos consommations d'énergies par 3 il faudra encore beaucoup d'énergie.

Bref pas trop de nuance, "c'est juste un gros business", "ça pollue pareil", des sophismes en veux tu en voila,  des portes ouvertes: les multinationales de l'énergie faut un gros business, travailler dans des mines tue ! bref on se croirait dans un article du Point ou de valeurs actuelles, si t’avait pas la patte ARTE.

Jamais un mot sur la nécessité de rendre l'énergie bien commun, la nationalisation possible.Pas un mot pour dire que les énergies renouvelables sont bien plus réparties que les fossiles et que l'on aura moins de tension géopolitiques ce qui veut pas dire pas de tensions.

A regarder cela, on se dit, "Ca pollue, je vais attendre et garder ma voiture a essence et pas acheter des panneaux photovoltaïques chinois pour produire mon élec" Le nucléaire c'est un mal nécessaire !

But atteint, Un gros succès.grand public...

Ils sont fort la bande....

la guerre médiatique fait rage, z'ont marqué des points (en trichant grossièrement mais cela fait partie du jeu, voir cela marche mieux ainsi) ....

 

 ---------

 

Sur la voiture électrique par rapport à la voiture à diesel:

Elle est pas mieux pour:

  • - car elle prend trop de place électrique ou pas 
  • - quelle bouffe l'espace et artificialise les sols bcp plus que les énergies vertes
  • n'économise que peu de CO2 si l'élec est fait avec du charbon.


 Elle est mieux que la voiture a pétrole:

  • Moins de pollution de l'air
  • Consomme moins d'énergie avec la récupération au freinage.
  • Dure plus longtemps. 
  • On rase pas de pays pour faire des pleins pas cher
  • économise du CO en grande quantité  (divise par 3) si alimenté par des panneaux PV ou éolien et quelle est petite voir mutualisé.


mercredi 16 décembre 2020

François Bégaudeau à l'ENS - Pensée dominante et démocratie


 

Triste comme la pluie sur la neige fraîche à la montagne en décembre !

A quelques jours de noël,  il fait un temps de mars, comme mars dieu de la guerre.

 
 J'ai toujours été triste de voir la pluie tombée sur la neige en montagne au printemps. Ces jours tristes et peu ensoleillés annonçaient la fin de l'hiver lumineux , froid et secs. La neige réfléchit tellement le soleil que l'éclat du jour rend l'hiver chaleureux le jour et le froid, brutale la nuit. On sort le jour comme convoqué par la beauté, la lumière et l'éphémère de ces conditions idéales. Avant de rentrer se terrer à la tombée du jour, on reste un peu, pour admirer la beauté du coucher. La lumière rasante qui rebondit entre le ciel et et le sol et nous fait un spectacle pyrotechnique fait de rose, d'orange et de rougeoyance. 
 

On sent la piqure du froid sec venir et annoncer l'arrivée de la glaçante nuit. Tout est en train de se figer, comme une suspension du temps. Le changement de couleur du paysage est bloqué jusqu'au retour du roi soleil. Les ruisseaux s'arrêtent de couler, les rivières suspendent leurs bruits et l'on rentre chez soi en se disant, que nous aussi on doit se coucher. Du paysage et de ces hivers , je suis tombé amoureux, il y a vingts ans lors de mon passage à la montagne. J'y ai déposé mes valises et ne suis jamais reparti. Parfois l'envie de fuir me prenait, lors des printemps pluvieux. On y voit la neige se rétrécir comme peau de chagrin, laminée par la pluie. L'absence de lumière plusieurs jours après de long mois d'addiction provoque une débâcle de la bonne joie et des envies de fuites. C'est temporaire, cette débâcle est une transition bénéfique, comme la mort est le berceau de la vie. La neige dans sa lente agonie sous la pluie, nourrit le sol et le transforme en éponge. Sous la tristesse du temps et de ces jours mélancoliques se prépare un retour de phénix, un flamboyant printemps. Sous le désespoir, une poussée de sève est en cours.  Le retour du soleil provoque l'éclatement de toute ses préparations souterraines, un bourgeonnement incroyable et le paysage monochrome de la transition pluvieuse se transforme en vert, il se colore de toute les folies dont la nature a les secrets.

Mais ce temps est révolu, 10 000 ans s’achève, il pleut sur la neige à Noël en montagne. Nous avons tout déréglé , cette belle mécanique régulière qui  nous offrait une splendide beauté lumineuse. La neige est arrivée comme une année normale, rassurant les craintes de ne plus la voir que nous avons, comme pour une amante excitante qui nous fait des infidélités. Mais la réalité est cruelle, comme l'assoiffé voyant la fontaine sans pourvoir boire, la neige est chassée par la pluie aussitôt. 


 

La tristesse du spectacle est double. A celle habituelle, se rajoute l'absence de ce sentiment, que la mort de la neige est le berceau du printemps. Ne plus voir les forets poudrés à Noël, nous enlève la magie du lieu et nous montre que nos folies détruisent d'abord la beauté avant de passer à nous. 


Croire qu'on pourrait négocier avec de telles forces est une folie. La guerre climatique a bien commencé. Jeter toute ces forces dans la bataille est la seule issue pour garder un peu d'espoir. Mais pour continuer a satisfaire le 20 ème siècle , on sacrifie le 21 ème, on proroge, on dénie.



La beauté du monde part au tout à l'ego du capitalisme qui a formaté l'individu moderne. Il ne veut rien sacrifier de son confort, ni de sa pensée , de son esprit rectiligne de l'avenir. On file donc droit vers les précipices. L’absence d'actions, l'angoisse sourde est compensé par le discours bruyants, les rumeurs ou la pratique quasi-religieuse de gestes sans importance sensés être magiques. La race supérieure de nos élites, de nos classes supérieures convaincus de leur supériorité se vautrent dans la dissonance cognitive et l'entêtement malgré la flagrance des faits. Les psychologues ont clairement documentés ce qu'il appelle la théorie de l'engagement. A avoir trop cru, a voir servi et être servi par le capitalisme, ils ne peuvent le remettre en question et persiste et insiste fortement. Une remise en question serait trop lourde en perte d'égo et en déprime. 

Portant la déprime peut amener le printemps nous enseigne la pluie sous la neige. Voir mourir ses certitudes n'est jamais une partie de plaisir, mais cela libère la place et enlève les chaines à l'esprit. Il  peut alors partir ailleurs dans le meilleur comme le pire.

Il est vital que ces certitudes fondent comme la neige sous la pluie et prépare un printemps fulgurant. Cela rendrait la tristesse du spectacle plus supportable.

mardi 15 décembre 2020

Référendum d’Initiative Partagée, pour empêcher la sécabilité d’EDF

 


Cette après-midi, le mardi 15 décembre 2020 à l’Assemblée Nationale,

après Julien Aubert (LR) le 1er décembre,

après Marie-Noëlle Battistel (PS),

Sébastien Jumel (PCF)

et Adrien Quatennens (LFI), tous trois intervenus sur EDF lors des questions au gouvernement du 8 décembre,

vous avez a enfoncé le clou une fois de plus sur EDF et son démantèlement annoncé. Là où vos 4 prédécesseurs n’ont obtenu que la sous-secrétaire d’État à la biodiversité, madame Bérangère Abba (les plus affûté.e.s d’entre nous y voyaient là un symbole provoquant d’un gouvernement nous considérant, nous, agents EDF, comme une espèce en voie d’extinction ?), vous avez enfin obtenu une réponse du premier ministre, Jean Castex !

 

SUD s’est permis de relever votre intervention (cf pièce jointe), tant elle marquera l’histoire de notre entreprise. SUD invite tous les salarié.e.s d’EDF HYDRO (en copie) à lire attentivement la réponse du ministre, démarrant en fanfare sur l’hydroélectricité… SUD s’est également permis de rendre votre intervention visible sur notre playlist YouTube Hercule.

 

Vous avez aussi lancé une promesse : celle de « déposer une proposition de loi visant à créer un Référendum d’Initiative Partagée, pour empêcher la sécabilité d’EDF », je vous cite. Ces mots nous font plus que chaud au cœur, et votre appel à tous vos collègues de bords nombreux (vous savez qu’à la fin de l’été, 44 député.e.s LREM ont écrit à madame Barbara Pompili pour empêcher la mise en concurrence des barrages). SUD attend cette nouvelle depuis qu’on a reçu dans notre case courrier cette fuite de l’APE de mai dernier…Et au moment d’ADP, SUD avait vertement tancé les députés de tous bords en leur demandant pourquoi ne pas avoir choisi les barrages (à l’époque, point d’Hercule en vue) plutôt que des aéroports ? Elles et ils nous avaient patiemment expliqué qu’il fallait qu’un texte arrive à l’assemblée pour pouvoir le faire. Et puis, Hercule est arrivé, et les barrages sont devenus une composante du problème parmi tant d’autres… La patience paie !

 

Vous avez enfin lancé un appel, cette après-midi, sur les bancs de l’assemblée, à vos collègues de tous bords pour, à la manière du RIP contre la privatisation d’ADP, tous ensemble, nous permettre de mobiliser toute la population du pays contre un projet aussi mortifère écologiquement (transition écologique menacée), économiquement (doublement ou triplement du montant des investissement), socialement (dumping social, fin de la péréquation tarifaire, et augmentation sans fin de la facture électrique, notamment pour les plus précaires)… SUD appelle à son tour ces forces politiques si diversifiées à vous rejoindre massivement !

lundi 14 décembre 2020

Non mais Allo, quoi, tu paies un abonnement et t'as pas de réseau!

 

Privé de réseau, privé de service public

Non mais Allo, quoi, tu paies un abonnement et t'as pas de réseau!

Pétition vous pouvez donc la signer en ligne et la diffuser à vos contacts.

Aujourd'hui, plus personne ne peut se passer des réseaux, d'internet. Plus qu'un droit, c’est devenu un commun au même titre que l'accès à l'eau, l'énergie, le logement ou la santé. 

Les services publics disparaissent à grande vitesse, notamment en zones rurales et nous le déplorons. Pour toutes les démarches du quotidien, il n'y a pas d'autre choix que de passer par ces réseaux, que ce soient pour les impôts, les titres de transport, l’éducation, les services bancaires et postaux, la presse.


 

Déjà indispensable en temps normal, cet accès aux réseaux devient vital en temps de pandémie où nos déplacements sont restreints, les rassemblements/réunions suspendus. Alors qu’on ne cesse de nous vanter la 5G , de nombreuses zones rurales et parfois urbaines demeurent privées des réseaux élémentaires: téléphone fixe et mobile, 2G/3G/4G, haut débit fiables et garantis. Ces services sont souvent aléatoires, leurs accès difficiles et inégalitaires:

- A coût égal, alors que nous n’avons pas les mêmes accès, et que les débits ne sont pas homogènes, les opérateurs se gavent et engrangent des milliards de bénéfices. Pourtant nos collectivités dépensent des milliards pour ces réseaux.

- Nombreux sont les usagers qui subissent des pannes, des dysfonctionnements, des coupures, des connexions aléatoires, des ralentissements, des restrictions diverses.

- Les réseaux sont peu entretenus: les poteaux cassent, les câbles restent à terre, les pannes collectives se multiplient.


 

Abandonnés par les opérateurs et leurs inefficaces plates formes, les usagers peuvent rester des mois avec des services interrompus ou dégradés. Les signalements aux plateformes restent sans effet, rien n’est tracé, mais les prélèvements continuent, sous menace de coupures plus importantes.


 

Face au néant, le seul recours reste la justice, mais qui peut le faire réellement ? Coût et longueur des procédures judiciaires ont un effet dissuasif sur lequel surfent les opérateurs pour ne pas intervenir sur des territoires pas assez rentables. 

Agir collectivement est notre seule issue. Usagers, collectifs, associations, entreprises, collectivités et élu.e.s, unissons nous et ensemble exigeons: 

- un véritable service public de la communication. 

- une continuité dans l’accès aux réseaux, à un internet très haut débit à coût modeste,

- des interlocuteurs physiques dédiés et disponibles partout, des dédommagements en cas de pannes.

- un moratoire sur la 5G: pas de nouveaux réseaux tant que les existants ne sont pas disponibles, fiables et garantis partout.


Lors de sa nomination le Premier Ministre CASTEX a déclaré: « Nous devons réarmer nos territoires, nous devons investir dans nos territoires, nous devons nous appuyer sur nos territoires ».  A vingt-cinq reprises «territoires » fut prononcé.

Mais que signifient ces mots quand l'égalité républicaine n'est plus assurée?


Pannes et désagréments internet et mobiles. Inégalités territoriales d’accès

ras le bol, signons la pétition.

Pétition vous pouvez donc la signer en ligne et la diffuser à vos contacts.


Envoyé par
alain.paulien@orange.fr


mercredi 9 décembre 2020

Nucléaire : L'empire contre-attaque

 

En temps que vieux observateur du nucléaire, de mémoire j'ai pas vu de contre attaque d'une telle ampleur depuis la longue série de Bérézina de la filière nucléaire.
Il faut remercier ses dirigeants (si vraiment) pour ce long suicide depuis une décennie ( en espérant que cela pète pas) !

Résumons :

Vente de la centrale nucléaire l'EPR a la Finlande 3 milliards qui en couté déjà 10  sans marcher. Le délai étant tellement dépassé que la France paye une centrale a gaz à la Finlande !

EDF achète des centrales anglais qu'elle revend en perdant un gros paquet !

EPR de Flamanville qui explose les délais, malfaçons et couts (fois 3) : 2024 mise en service avec une cuve fêlée irremplaçable !

Scandale Uramin, plusieurs milliards étourdis dans des mines sans uranium en Afrique grâce aux talents de l'atomic Anne. Dans cette épisode on voit de beaux personnages comme Balkany, des milliards perdus (pas pour tout le monde) !

Areva en faillite racheté par EDF qui éponge la douloureuse.

EDF en faillite par le pillage du rachat de l'électricité  pas cher par leur concurrent, mécanisme voulu par l'état ! L'état tire sur la filière qu'il défend !

En une décennie le nucléaire moins cher que l'éolien et le photovoltaïque est devenu plus cher ! Malgré les prédictions de Mr Jancovici le prévisionniste énergie qui en 2007 nous disait que les énergies renouvelables n’étaient pas crédibles, que le pétrole allait manquer en 2010 - 2015 ! Lui prévoyait il y a dix ans que l'éolien compétitifs arriverait en 2040 comme le nucléaire de 4eme génération. Pas de chance, l'éolien est là et l'EPR toujours pas (la génération 3) !

 Lancement de Hinkley Point EPR anglais avec les chinois a la rescousse, et démission du directeur financier (les français assume le risque, les chinois les bénéfs) !

Mais l'empire a de le ressource et contre attaque  une nouvelle génération d'acteurs est à la manœuvre (les vieux arrogants crasses du nuke sont partis dommage, reste les croyants fervents qui sont motivés!):

Hercule ou le démantèlement d'EDF, les beaux morceaux au privé (réseau, ENR, services, barrages)  et le nucléaire au public  : Objectif ramasser  des dizaine de milliards pour financer la reconquête.

Guerre numérique sur le web avec comme objectif porter le  discrédit sur les renouvelables:  leur prix est imbattable,la population les croient parfaites.
Moralité, il faut grossir leurs cotés polluants, faire croire que leur intermittence est sans solution. Rajouter du pathos: elles provoquent les cancers en chine, font creuser les enfants au Congo, chasser les indiens aux Mexique. Les renouvelables sont le problème, pas le capitalisme.
Mr Jancovici est encore a la manœuvre, il affirme que le point faible des renouvelables sont les ressources minières (obliger de changer de fusil d'épaule, les prévisions d'hier étant fausses au sujet des renouvelables !). Les journaliste se ruent, ils adorent lyncher ce qu'il s ont encensés la veille ( sans trop étudier le problème, la technique c'est pas leur culture, c'est chiant, compliqué et sans trop de pathos).

Objectif convaincre que "le nucléaire est un mal nécessaire !"( la preuve, ça rime)

Opération de charme de Macron, visite de l'usine du Creusot,

Lancement d'un projet de porte avion nucléaire

Nucléaire : la décision de construction de nouveaux EPR sera prise au plus tard en 2023

Prolongation des vieilles centrales nucléaires au delà des 40 ans (elles étaient prévues pour trente)

Une grosse offensive médiatique, pour faire avaler la pilule. Le coté obscur attaque !

Une coupure cette hiver en électricité serait parfaite si on l'explique bien que c'est la faute aux écolo

 (alors que le risque vient des arrêts de tanches pas fait pendant le confinement de printemps, bref une fragilité du nuke)

Un super production qui va nous couter un bras!

 ( et peut être en rajouter a nos descendants)


 

dimanche 6 décembre 2020

Gréce en direct de notre futur

 Les Grecs en lutte : grève et manifestation


Par le Parti de la démondialisation
Le 1er décembre 2020

Le 26 novembre 2020, les Grecs étaient en grève dans plusieurs secteurs clés. En grève contre l’offensive du gouvernement complice des grandes entreprises, qui ne soumet aux parlementaires que des projets de loi servant les intérêts du patronat comme, par exemple, la journée de travail de 10 heures pour un salaire mensuel de 200 euros… . Nous ne pouvons plus ignorer que la Grèce est un laboratoire antisocial ultralibéral : l’UE et le gouvernement grec y testent les pires mesures, en évaluent résultats et réactions du peuple. SI ça passe, c’est ensuite appliqué dans d’autres pays de l’Union européenne… Solidaires avec le peuple grec, nous savons que leurs luttes sont aussi les nôtres.

Des dizaines de fédérations, de centrales syndicales et de syndicats dans tout le pays ont appelé à la grève le 26 novembre. Parmi eux, les fédérations des médecins hospitaliers, des constructeurs, des travailleurs de l'industrie pharmaceutique, des centres de travail d'Athènes, du Pirée, de Patras et de dizaines d'autres villes. Les syndicats du transport maritime ont décidé d'organiser une grève nationale de 24 heures ainsi que les transports urbains d’Athènes. Tous sont en lutte contre l'offensive féroce du gouvernement et des grandes d’entreprises. Les citoyens qui se sont mobilisés dans toute la Grèce lors de la commémoration du soulèvement de l'Ecole Polytechnique du 17 novembre ont transgressé les interdictions du gouvernement.

En effet, au lieu de prendre des mesures visant à protéger la vie et la santé de la population, le gouvernement grec, Nouvelle démocratie (ND), soumet aux députés des projets de loi dictés par la Fédération hellénique des entreprises comme par exemple :

- journée de travail de 10 heures pour un salaire de 200 euros
- travail non garanti et non rémunéré, à la convenance des entreprises
- suppression du repos du dimanche
- transfert de la sécurité sociale aux groupes privés
- ventes aux enchères des biens publics…

Dans un contexte de crise sanitaire, ces mesures visent à renforcer les grands groupes capitalistes et resteront en vigueur après la fin de la pandémie. Pour les faire perdurer sans heurts et tenter d’éteindre toute contestation populaire, le gouvernement ND prépare un nouveau projet de loi visant à abolir complètement les droits et libertés syndicales.

Pour l’Union européenne (UE), la Grèce continue d’être un laboratoire. Ce qui s’applique en Grèce est appelé à s’imposer dans tous les pays membres.

La réponse du peuple grec à son gouvernement inféodé à Bruxelles et au patronat vigoureuse et victorieuse prend doublement de l’importance. Car l’intimidation et la peur doivent changer de camp. La lutte, sous toutes ses formes, doit se généraliser sur tous les lieux de travail et dans la rue.

Les citoyens grecs exigent :
• la réquisition immédiate des urgences, des unités de soins intensifs, de tous les lits, des centres d'analyse et des laboratoires des hôpitaux privés ainsi que de leurs médecins. La réouverture des hôpitaux fermés ces dernières années ;
• le renforcement immédiat du personnel de santé par un recrutement massif de médecins dans toutes les spécialités, et d'infirmiers. La titularisation de l'ensemble du personnel contractuel et auxiliaire du secteur de la santé ;
• le recrutement de personnel dans les transports publics et l’augmentation des fréquences de trajets ;
• le versement d’une allocation ‘’exceptionnelle’’ pour tous les chômeurs, sans conditions ;
• la gratuité de l'électricité, des communications, de l'eau et du gaz, pendant la durée des mesures sanitaires de confinement. L’arrêt des coupures de ces services pour les ménages des catégories populaires ;
• la suspension des remboursements de crédit aux banques ;
• la suspension des ventes aux enchères ;
• L’annulation des dettes des ménages les plus pauvres. 

 

https://pardem.org/actualite/1087-ca-bouge-en-grece-1

mardi 1 décembre 2020

Lancement de Forêt en vie, fond pour la préservation des forets

Merci de télécharger les images de ce message.

 

Le Réseau pour les Alternatives Forestières est heureux de vous annoncer le lancement de Forêts en Vie

 

Ensemble, gardons nos forêts vivantes !
 
 
 
Grâce aux dons, legs et l'implication d'un réseau de bénévoles, Forêts en Vie acquiert des forêts pour les préserver sur le long terme, tout en y développant des activités en lien avec les territoires. Forêts en Vie tisse des liens de confiance et de partage où chacun-e trouve sa place, en harmonie avec des forêts vivantes.
 
 
Dessin d'Hélène Copin pour Forêts en Vie
 
Forêts en Vie a puisé son inspiration dans les dix années d'expériences du Réseau pour les Alternatives Forestières (RAF). Ce réseau est composé de professionnel-les de la forêt et du bois et de citoyen-nes qui se rejoignent autour d'une gestion forestière écologiquement responsable et socialement solidaire.
 
 
Ils nous soutiennent
 


lundi 30 novembre 2020

La pollution du chauffage au bois tue (à petit feu ...)

 SANTÉ. Les particules polluantes les plus dangereuses proviendraient du chauffage au bois, selon une nouvelle étude scientifique qui se penche sur leur "potentiel oxydant". Et les chercheurs d'appeler les pouvoirs publics à ne plus favoriser le développement de la biomasse. Un comble quelques jours après la présentation des derniers arbitrages de la Réglementation environnementale 2020, très favorables au matériau sylvestre.

Voilà une parution scientifique qui va pimenter encore un peu plus les débats autour de la Réglementation environnementale 2020 : quelques jours après la présentation des derniers arbitrages du texte, une étude scientifique européenne supervisée par l'Institut suisse Paul-Scherrer et initialement publiée le 18 novembre dernier dans la revue Nature, a été relayée dans les colonnes du Monde. Selon les chercheurs qui l'ont réalisée, les particules polluantes les plus dangereuses pour la santé humaine proviendraient du trafic automobile et du chauffage au bois.

 

Estimant que l'approche sur la quantité de particules fines inspirée est insuffisante, ils préconisent de désormais prendre en compte un nouvel indicateur, à savoir leur "potentiel oxydant", autrement dit leur faculté à s'attaquer notamment aux cellules pulmonaires. En découle un "stress oxydatif" qui peut déboucher sur des maladies respiratoires et cardio-vasculaires. D'après les scientifiques qui ont conduit cette étude, le potentiel oxydant des particules dépend de "leur composition chimique et donc de leur source d'émission", peut-on lire dans le quotidien. Les éléments les plus toxiques seraient donc issues "de la combustion de la biomasse (essentiellement le chauffage au bois) et du trafic routier".

 

Remise en cause de la RE2020

 

Le verdict semble donc sans appel pour Isabella Annesi-Maesano, directrice de recherche à l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et spécialiste des questions de pollution de l'air, toujours citée dans Le Monde : "Nous pouvons tirer deux enseignements importants de cette étude : le premier est que les pouvoirs publics doivent accentuer la lutte contre les émissions du trafic routier au sens large, le second est qu'ils ne doivent plus encourager le développement du chauffage individuel et des centrales collectives au bois". Et le radiologue Thomas Bourdrel, membre du Collectif Air-santé-climat, de tacler les très récentes décisions gouvernementales : "Alors que tous les articles scientifiques convergent pour dire que les particules de combustion notamment du bois et de la biomasse sont les plus toxiques, le ministère de la Transition écologique persiste et signe et va interdire le chauffage au gaz et promouvoir notamment la biomasse".

 

On apprend en outre, et sans grande surprise, que les populations urbaines sont les plus exposées aux dangers des particules fines, résidant dans des zones "présentant le potentiel oxydant le plus élevé tout au long de l'année". Les citadins respirent des particules dont la toxicité peut être jusqu'à trois fois plus importante que celles inhalées par les habitants des zones rurales. Globalement, les scientifiques estiment que la pollution de l'air causerait entre 48.000 à 62.000 décès prématurés chaque année en France.

 

"Ce qui ressort de cette étude est une nouveauté. Le fait que le bois émette des particules qui sont dangereuses pour la santé est connu, mais jusqu'à présent les exigences des réglementations française et européenne ont toujours porté sur le quantitatif, en termes de taux de particules PM10, PM5, etc", réagit le délégué général du SFCB, Éric Vial. "Avec cette étude, on parle maintenant de qualitatif au sujet du 'pouvoir oxydant' des particules. Nous ne remettons pas en question ce qui est avancé, mais s'il faut arrêter toute une filière dès qu'une inquiétude apparaît, on ne fait plus rien. Il faut maintenant approfondir le sujet pour y voir un peu plus clair."

 

Bonnes performances des chaudières modernes

 

Contacté par Batiactu, le Syndicat français des chaudiéristes biomasse (SFCB) rappelle des faits et des chiffres qu'il avait déjà mis en avant lors d'une polémique similaire, en décembre 2019 : si les anciennes installations de chauffage au bois ont effectivement pu s'avérer nocives, les progrès technologiques et l'interdiction, prononcée en 2020, de la commercialisation des chaudières peu performantes, permettraient de limiter "drastiquement" les émissions polluantes. Les chaudières modernes, qu'elles soient à bûches, granulés ou bois déchiqueté, feraient ainsi montre de bonnes performances et s'inscriraient comme "une des principales alternatives au chauffage au fioul et au gaz", conciliant transition énergétique et préservation de la qualité de l'air.

 

Si le chauffage au bois est incontestablement à l'origine d'émissions de particules fines, le SFCB insiste sur le fait que toutes les installations ne produisent pas les mêmes effets. "Il faut distinguer les appareils 'non-performants', à savoir les cheminées à foyer ouvert et les appareils anciens datant d'avant l'an 2000 ; et les appareils nouvelle génération, très performants, économiques, confortables et à même de préserver la qualité de l'air", explique l'organisation. Qui précise que les chaudières modernes émettent "jusqu'à 400 fois moins" de particules que les anciens équipements, l'écrasante majorité des émissions provenant donc des foyers ouverts et des inserts.

 

"Sur le chauffage bois, il y a un amalgame qui est fait entre les retours de l'étude et des commentaires de scientifiques ou d'autres personnalités, qui affirment que le chauffage au bois pollue et qu'il faut l'arrêter. Il est vrai que le bois émet des particules polluantes, mais uniquement dans les conditions que nous combattons et que nous voulons supprimer, c'est-à-dire quand la combustion n'est pas bonne", explique Éric Vial. "Cette situation résulte d'une mauvaise qualité de l'appareil, souvent due au fait que la chaudière est trop ancienne. La qualité de l'installation, notamment la partie fumisterie, joue également, tout comme la qualité du combustible utilisé. Il faut également prendre en compte l'utilisation correcte de l'appareil, et donc aussi son entretien. Une fois qu'on a réussi à rejoindre tous ces points qui concourent à une bonne combustion, les émissions de particules sont très faibles."

 

dimanche 29 novembre 2020

Des nouvelles de la privatisation du systéme électrique

Hier, SUD vous annonçait, la mort dans l’âme, le bond de 11% de l’action EDF en une seule journée, un peu comme quand un grand groupe annonce un plan de licenciement (pardon, de « sauvegarde de l’emploi »…).

 

Au même moment, Capital (cf. article en pièce jointe) constatait la même chose, mais tout sourire !

Dès le titre, ils annoncent :

« Les perspectives sont plus favorables [ !?, ndlr] pour EDF.
Les actions bondissent ».

Et dans le texte, on découvre la vérité sur cette réforme :

« Ce scénario semble gagnant pour les investisseurs.

Ces derniers pourraient profiter du boom des énergies renouvelables,

sans être concerné par les problèmes liés au nucléaire

(retards à répétition des constructions de centrales, mises aux normes des anciennes, etc.).

Pour autant, ce scénario, qui s'apparente à une privatisation du service public de l'énergie,

Risqu[e] d'aboutir à une hausse des prix pour les consommateurs ».

Vive la finance décomplexée !

Achetez !

 

Beurk…

 

Hier, à 11 heures 20, SUD vous écrivait :

« D’après nos informations, hier, l’Élysée et Jean-Bernard Lévy ont validé Hercule, avec la filialisation d’EDF HYDRO qui ne sera pas un SIEG, et pourrait donc être mis en concurrence, en contrepartie d’une meilleure régulation de l’ARENH ! […] EDF-HYDRO semble n’avoir été qu’une simple variable d’ajustement... ».

 

Hier à 17 heures 20, le quotidien Libé confirmait nos annonces et nos craintes, dans un article de Thierry Gadault, reproduit ici en pièce jointe avec l’aimable autorisation de Libé (l’occasion pour nous de vous conseiller de vous abonner, cet article étant normalement réservé aux abonné.e.s).

 

Thierry Gadault est déjà le journaliste qui a mis en lumière début octobre dans Reporterre (article également en pièce jointe) cette réunion secrète entre l’Etat et Bruxelles (fuite d’un document de l’APE) du 6 mai dernier (en plein confinement, pendant l’appel à retrouver les « jours heureux », le programme du Conseil National de la Résistance, à l’origine de la création d’EDF – douce ironie !?).

 

« Pour les syndicats en pointe contre la privatisation des barrages, comme SUD-Énergie ou la CGT, le coup va être rude », conclut Thierry Gadault au terme d’un article déprimant…

 

SUD vous avoue être un peu perdu juridiquement, entre SIEG et Quasi-Régie, nos interlocuteurs ayant des avis très nets et contradictoires sur quel statut évite la mise en concurrence des barrages... Nous allons tenter de démêler rapidement le vrai du faux. Mais quel scandale d’avoir toujours besoin d’une monnaie d’échange pour sauver untel en dépouillant son voisin !

 

STOP AU MARCHÉ DE L’ÉLECTRICITÉ !

NATIONALISATION D’EDF, RTE, ENEDIS, CNR, SHEM et ENR dans une structure 100% PUBLIQUE

SOUS MEILLEUR CONTRÔLE DE LA POPULATION ET DES SALARIÉS !

 

Ironie du sort, cette fuite de l’Élysée et d’EDF a été relayée immédiatement par Les Échos (article de Sharon Wajsbrot en pièce jointe aussi)… Et toujours aucun démenti de la part d’EDF, ni de l’Élysée. En revanche, les marchés saluent cette belle nouvelle pour eux (tu m’étonnes…), et l’action EDF a bondi de 11% !

 

Pour parfaire cette revue de presse, on vous joint de nouveau la longue enquête d’Erwan Manac’h pour Politis aussi…

 

On se serre les coudes, et on va vite en savoir davantage… Mais ça ne sent pas bon. Préparons-nous à être VRAIMENT uni.e.s, dans la lutte, et largement mobilisé.e.s. Il est encore temps d’envoyer votre petit courrier à l’Élysée, dans les ministères et chez les parlementaires ;-)  Ne vous en privez pas ! Et faites tourner cette initiative autour de vous. Encore temps aussi de signer la pétition (presque) intersyndicale (oupsk…).

 

Bonne lecture à tou.te.s,

 

n ce jour de grande mobilisation collective contre l’aberration d’Hercule, Politis publie une grande enquête d’Erwan Manac’h sur l’histoire délirante de libéralisation du système électrique français depuis près de trente années. SUD a été interviewé, et Anne Debrégeas et Philippe André y figurent, aux côtés de la CGT et d’anciens patrons d’EDF…

Erwan Manac’h livre donc un récit de ces trente années de casse idéologique, un récit qui fait du bien en un jour historique comme le 26 novembre (cf pièce jointe…)

 

Quelques petites erreurs se sont glissées dans son article, notamment autour du potentiel de doublement de la puissance des stations de pompage, les STEP (et pas de tout le parc hydroélectrique) ; autour de la part de la production privée dans l’hydro (la CNR produit un tiers - et non pas 20% - de l’hydroélectricité française, malgré son parc limité à 25%, de par l’aspect « vache à lait » du Rhône) ; le nombre de concessions arrivées à échéance fin 2020 nous semble particulièrement sous-estimé, sachant que 150 des 422 concessions arriveront à échéance fin 2022…

Et un grand oubli, selon nous : le hold-up du siècle (selon Alex Hauet et la Cour des Comptes), pour le développement des ENR, notamment éolien et solaire photovoltaïque, avec 120 milliards d’euros partis dans les poches de fonds de pension anglo-saxons et de mafieux italiens au travers de la taxe CSPE, pour le développement timide et hors service public (donc n’appartenant pas à la population) de 20 GW de solaire et d’éolien intermittents, notamment à cause du mécanisme développé  (garantie de prix sur 20 ans) et du choix d’interlocuteurs privés…

 

Un grand merci à Politis pour ce récit nécessaire. En espérant que cet article saura faire des petits et entretenir le buzz médiatique qu’il mérite…

 

Bye, et très bonne lecture à vous,