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dimanche 9 avril 2017

Un projet qui comporte un vice fondamental : pour créer une capacité de production annuelle de 500 000 t/an de "biocarburants il fonctionnera essentiellement à l'huile de palme !
Même s'il prévoit un aspect positif avec la création d'une ferme solaire et d'un centre de formation.

Or, en étant autorisée à traiter  2100 t/jour, soit 766.500 t/an, la bio-raffinerie de La Mède pourrait presque faire tripler la consommation française d’huile de palme (évaluée à environ 400 000 t) .
Dans un premier temps, le site doit utiliser 650 000 t d'huiles, dont 100 000 t d'huiles usagées (chiffre optimiste, avec le risque de déstabiliser les filières locales), 100 000 t de dérivés d'huile de palme, et 450 000 t d'huiles végétales : "en première approche, de l'huile de palme brute" !
Pour l'autorité environnementale «l'étude d'impact ne permet pas suffisamment d'évaluer, ni d'analyser ni de chercher à éviter, réduire voire compenser les éventuelles incidences indirectes du projet lié à son approvisionnement en huiles».
L'huile de palme, provenant à plus de 90 % d'Asie du Sud Est, est très décriée car elle entraîne des destructions importantes de la forêt et de l'équilibre écologique (disparition des orangs-outans). la conversion des terres en plantations de palmier à huile est à elle seule à l’origine de 40 % des pertes de couvert forestier naturel de notre planète
Nous ne voulons plus que les plantations accaparent les terres des pauvres pour fabriquer le carburant des riches !
Le 4 avril, le parlement européen a voté à une écrasante majorité le rapport demandant, d’ici 2020, la fin de la déforestation des forêts primaires pour l'huile de palme et qu'il n'y ait plus de plantations gagnées sur des tourbières, ni sources de conflits avec des populations locales, ni employeuses d’enfants.

Je vous invite à participer à l'enquête publique  en envoyant avant le jeudi 13 janvier au soir :
un courriel au commissaire enquêteur citoyen13@free.fr , selon le modèle en pièce jointe,
en me faisant copie de votre envoi par cci, afin de pouvoir les compter.

Vous lui demanderez que, dans son avis, il indique par une réserve forte qu'aucune huile végétale ne devra venir de pays en voie de développement, et particulièrement les huiles de palme ou leurs dérivés.

Vous pouvez venir vendredi 14 avril à 14h30 à la mairie de Châteauneuf-les-Martigues pour déposer ensemble nos lettres !

Pour plus d'information voir le document ci-joint des Amis de la Terre.