Archive du blog

vendredi 19 mai 2017

Les vidéos du POUMM (POUR UN MONDE MEILLEUR).

  1. Nucléaire militaire et santé https://www.youtube.com/watch?v=0kYSQ87u8wI
  2. Santé et Droits de l'Homme à la suite des désastres nucléaires à Mayak en Russie https://www.youtube.com/watch?v=f3cu28xpRmE
  3. Tchernobyl dans l'histoire occultée des dégâts des radiations https://www.youtube.com/watch?v=tQUs5kw0n-g&t=25s
  4. Fukushima - Normaliser les zones contaminées ? https://www.youtube.com/watch?v=Psul4d83gZY
  5. Faut-il refuser les compteurs Linky, Gazpar et Cie ? https://www.youtube.com/watch?v=tf_XyjCqJDA
  6. Réacteurs vérolés, documents falsifiés : que se passe-t-il dans le nucléaire français ? https://youtu.be/06M2DzpDuK0
  7. Santé et travailleurs du nucléaire militaire et civil https://youtu.be/FKKkS5D_anY
  8. Radioactivité dans les eaux de consommation https://youtu.be/oXtTrQDFZGI
  9. Ethos (ou la "vie" qu'on nous impose(ra) en zone contaminée par la radioactivité après une catastrophe nucléaire) https://www.youtube.com/watch?v=pq1KCXY1s6s
  10. De catastrophe en catastrophe nucléaire, qu'en sera-t-il de la radioactivité dans notre alimentation ? https://youtu.be/qi940bhg8f0

    En espérant vous intéresser,
    Françoise Boman

mercredi 17 mai 2017

Déchets radioactifs : nouvelles inquiétudes sur la sûreté de l'usine de La Hague

Source : Libération     (27/4/2017)

http://www.liberation.fr/futurs/2017/04/27/dechets-radioactifs-nouvelles-inquietudes-sur-la-surete-de-l-usine-de-la-hague_1565811

Déchets radioactifs : nouvelles inquiétudes sur la sûreté de l'usine de La Hague

Par   Jean-Christophe Féraud



  Une piscine de La Hague où sont stockés les «cœurs» usés des réacteurs nucléaires.   Photo Adeline Keil
  
Syndicats et élus locaux s'inquiètent d'une «diminution de la sûreté des installations» de la plus grande usine de ce type dans le monde. Le site situé près de Cherbourg souffrirait de la chasse aux coûts et du manque d'effectifs.



Alerte à La Hague. Les syndicats CGT-FO-Unsa-CFDT et des élus locaux déplorent une «diminution» de la sûreté au sein de l’usine Areva. Située à la pointe du Cotentin, près de Cherbourg dans la Manche, il s’agit de la plus grande unité de retraitement et de vitrification de déchets radioactifs au monde. Libération avait pu accéder au site de La Hague le mois dernier pour un reportage rare <http://www.liberation.fr/futurs/2017/03/27/la-hague-entrepot-temporaire-de-dechets-nucleaires-depuis-40-ans_1558739> .. Cette dégradation de la sûreté serait liée selon eux à la «situation financière grave» du groupe. Dans les faits, la commission locale d’information (CLI) du site – qui regroupe élus locaux, syndicalistes et associations environnementales – a adopté ce jeudi une motion demandant à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) une
Un signal d’alarme qui fait suite à un premier «message d’alerte» communiqué par le CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) en novembre, lors d’une réunion non publique de la CLI. «La direction, au travers d’une course effrénée aux économies, met à mal le système de défense en profondeur» du site, face au risque «d’accident nucléaire», avait écrit le CHSCT de l’usine de La Hague dans une note dont l’AFP a eu une copie : «Les formations sont faites à la va-vite, par manque d’effectifs. […] La totalité des médecins tirent la sonnette d’alarme à propos de la santé mentale des salariés du site.» Les syndicats, qui défendent l’emploi dans la filière de l’atome, rejoignent les inquiétudes de certaines associations antinucléaires. Car pour eux, «la situation du site est plus qu’alarmante en termes de sous-effectifs», comme l’a expliqué Patrick Méhaut (CGT) durant la CLI de jeudi

500 suppressions de postes

Le directeur adjoint de l’usine de La Hague, René Charbonnier, a pour sa part répondu lors de cette réunion de la CLI que «la sûreté est la priorité» absolue d’Areva et que le groupe continuait à recruter. Et Areva, qui publie chaque année un rapport d'information sur La Hague <http://www.areva.com/mediatheque/liblocal/docs/activites/aval/recyclage/2015/Areva-Rapport-TSN-2015-2016.pdf> , n’a pas plus réagi à ce stade. En 2015, après l’annonce d’une perte de 5 milliards d’euros qui risquait de précipiter une faillite du groupe, ce dernier avait annoncé plus de 4 000 suppressions de postes en France, dont 500 à La Hague. Aujourd’hui, le site emploie toujours près de 5 000 salariés, dont 2 900 chez Areva NC. Comme toutes les installations nucléaires, le site nécessite en effet une surveillance vingt-quatre heures sur vingt-quatre par des personnels hautement qualifiés et formés à la radioprotection.

Mais les syndicats font état de conditions de travail qui se dégradent au point de mettre en péril la sûreté. «Imaginez-vous dans un aéroport. On vous propose d’embarquer sur un vol avec un copilote sans licence parce que, depuis deux ans, il pilote des hélicoptères, et avec un réacteur, dont la maintenance annuelle est dépassée de quinze jours, qui embarquerait ? Les salariés Areva le font tous les jours», a expliqué Sébastien Legouix de la CFDT lors de la CLI.

Enorme concentration radioactive

La sûreté de La Hague préoccupe particulièrement Greenpeace. «La Hague, c’est le site qui concentre le plus de matière radioactive en Europe. Les piscines sont presque pleines, il reste deux ans de stockage maximum», expliquait récemment à Libération Yannick Rousselet, chargé de campagne antinucléaire au sein de l’ONG. 10 000 tonnes de combustibles usés refroidissent ainsi actuellement dans les piscines de La Hague. L’équivalent d’une centaine de cœurs nucléaires, soit deux fois de ce qui est «chargé» dans les 58 réacteurs nucléaires d’EDF ! Ce stock impressionnant d’assemblages radioactifs fait dire à Yves Marignac du cabinet Wise-Paris que «le potentiel de danger de La Hague est sans équivalent» <http://www.liberation.fr/futurs/2017/03/29/le-potentiel-de-danger-a-la-hague-est-sans-equivalent_1558984>  en cas d’accident. Mais il n’y a pas de risque de réaction en chaîne comme dans un réacteur nucléaire. Cet expert indépendant craint plutôt une attaque terroriste type 11 Septembre sur les piscines non bunkérisées de La Hague.

Le site nucléaire, qui s'étend sur 300 hectares, entrepose aussi les 16 600 conteneurs de déchets «haute activité» vitrifiés et les 14 200 conteneurs de «moyenne activité» compactés, déjà retraités. Cette montagne de déchets, hautement ou moyennement radioactifs, mais tous à vie longue, ont vocation à être enfoui un jour à 500 mètres sous terre dans les galeries de Cigéo : le laboratoire de stockage profond que l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra) expérimente à Bure, dans la Meuse. Un cimetière nucléaire que Libération a pu également visiter <http://www.liberation.fr/futurs/2017/03/27/a-bure-dans-les-entrailles-du-cimetiere-nucleaire_1558736> .

«Il faut voir La Hague comme un entreposage temporaire, en aucun cas une solution définitive. Nous faisons la jointure en attendant que Cigéo soit opérationnel pour le stockage profond», nous expliquait au mois de mars Christophe Neugnot, directeur de la communication d’Areva, lors de la visite de l’usine. Mais le temporaire dure puisque certains conteneurs de déchets y sont stockés depuis quarante ans dans des conditions qui ont été pointées du doigt à plusieurs reprises par les ONG.

Inspections de l’ASN

De son côté, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui mène chaque année des inspections surprises sur le site, n’a «pour l’instant pas fait de constat alarmant». Le gendarme du nucléaire considérait dans sa dernière appréciation officielle portant sur l’année 2015 <https://www.asn.fr/L-ASN/ASN-en-region/Division-de-Caen/Cycle-du-combustible/Site-de-la-Hague> , «que le bilan des usines exploitées par Areva NC sur le site de La Hague est assez satisfaisant pour ce qui concerne la sûreté nucléaire, l’exposition radiologique des personnels et le respect des limites de rejet dans l’environnement». Mais il demandait aussi à Areva de «poursuivre ses efforts pour assurer, dans le respect des échéances prescrites, la reprise et le conditionnement des déchets anciens entreposés sur le site». Et l’ASN a demandé à Areva de remplacer progressivement six évaporateurs vieillissants <https://www.asn.fr/L-ASN/ASN-en-region/Division-de-Caen/Actualites-de-votre-region/Corrosion-des-evaporateurs-concentrateurs-de-produits-de-fission-de-La-Hague2>  : ces cuves «extrêmement irradiantes» servent à extraire l’uranium et le plutonium contenus dans les barres de combustibles usés mais leur corrosion commence à être préoccupante.

L’alerte lancée par les syndicats de La Hague est-elle susceptible de trouver un nouvel écho auprès de l’ASN, qui doit présenter son «Rapport sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en 2016» en mai ? «On a prévu de nouvelles inspections sur le sujet» de la sûreté», a simplement indiqué jeudi, durant la CLI, Hélène Héron, chef de la division normande de l’ASN.

mardi 16 mai 2017

L'impossible gestion des déchets nucléaire


risques de détournement d'avion

Depuis 2010, 6 fois des risques de détournement d'avion ont amené l'Allemagne à faire évacuer ses centrales.
6 fois en 7 ans !
C'est ce que ressort d'une question posée par des députés Die Linke à leur gouvernement posée suite à la découverte inopinée d'un tel cas (des manifestants bloquaient une centrale et ont vu les mouvements et entendu la police).
J'aime beaucoup façon de parler la réponse à la question 18. Die Linke voulait savoir si à l'étranger des mesures avaient été prises et lesquelles lors de l'incident du 10 mars 2017 (l'avion avait perdu le contact avec le contrôle aérien).
La réponse : ne sait pas.
NdT : c'est vrai qu'avec le suicide d'un pilote en France, la réponse de la France dans un tel cas n'a aucun intérêt...
L'avion étant parti d'Espagne et ayant été planté à deux pas de l'Italie, connaître la réaction de ces deux autres pays aussi serait sans intérêt...

Source https://www.solarify.eu/2017/05/14/792-6x-renegade-voralarm-fuer-akw-in-7-jahren