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jeudi 2 janvier 2020

BARRAGES L'EAU SOUS HAUTE TENSION le 12 janvier au cinéma d'Embrun


CINÉ DÉBAT
AVEC LE FILM

BARRAGES L'EAU SOUS HAUTE TENSION
EN AVANT PREMIÈRE NATIONALE

DOCUMENTAIRE DE Nicolas Ubelmann 1H20

(problématique des barrages français et notamment celui de Serre Ponçon)

Le débat qui suivra la projection du film sera animé par EMMANUEL PAQUET, hydrologue, spécialiste en sureté des barrages,
et l'un des spécialistes intervenants dans le film

 En France, aujourd'hui, les 3/4 des eaux de surface stockées, se trouvent derrière un barrage.
Quatre cents d'entre eux, propriété de l’État, sont gérés par EDF et rapportent, bon an mal an, entre 1,5 et 2 milliards d'euros de recettes au budget de l’État.
Demain, l'eau (l'or bleu du temps des changement climatiques) sera davantage rare et précieuse. Voilà pourquoi l'Union Européenne pousse les gouvernements à privatiser les grands barrages. 
 En France, 150 d'entre eux risquent de l'être dans les 5 prochaines années. L'arbitrage des inévitables conflits d'usage (production d'électricité, régulation des crues, agriculture, tourisme, potabilisation, rôles de l'hydraulique dans la transition énergétique, aménagement et gestion des bassins hydrographiques) peut-il ou doit-il être confié à des multinationales et aux requins de la finance qui veulent faire main basse sur cette richesse collective ?
Turbiner à gogo des dividendes à distribuer aux actionnaires privés et, en même temps, assurer la sécurité et modernisation des ouvrages, ne serait-il pas foncièrement contradictoire et dangereux ? Quid de l'indépendance politique et énergétique nationales si un tel secteur stratégique est privatisé ?

 Le groupe local des Gilets Jaunes est à l'initiative de cette soirée. 



Porcherie de 1072 porcs aux portes du parc national des Ecrins

Merci de signer la pétition et répondre à la consultation publique

SCANDALE ENVIRONNEMENTAL EN COURS DANS LES HAUTES-ALPES : Porcherie de 1072 porcs aux portes du parc national des Ecrins
Au printemps dernier, dans les Alpes du Sud (Hautes-Alpes-05), l’exploitation intensive d’une porcherie aux 1072 porcs aux portes du Parc National des Ecrins était déclarée illégale. Notre association, aux côtés des riverains, avait demandé l’annulation du permis de construire et de l’enregistrement de l’exploitation : la justice nous a donné raison.
L’exploitation menaçait gravement la ressource en eau locale, destinée à la consommation de dizaines de milliers d’habitants.
Fin de l’histoire... ? Pas du tout !
En cette fin d’année, plutôt que de demander l'arrêt de l’exploitation, la préfecture, poussée par le lobby agricole productiviste, tente un passage en force en demandant une simple régularisation de la situation de l’éleveur, niant nos alertes et arguments.
NOUS SOMMES DETERMINES A NOUS OPPOSER A CETTE NOUVELLE TENTATIVE ET VOUS POUVEZ NOUS AIDER :
Pour finaliser le dossier et autoriser la poursuite de l’exploitation, la Préfecture du 05 doit prendre l’avis des citoyens (consultation du public).
POUR AGIR AVEC NOUS :
PARTAGEZ CETTE PUBLICATION et surtout :
1/ Lisez et signez la pétition ici : http://chng.it/yqFKdJSf
2/ Participez à la consultation du public en suivant le guide pas à pas ici (temps nécessaire : 6/7 minutes) : http://www.sapn05.org/consultation-du-public-mode-demploi/
Argumentaire complet sur notre site internet :
http://www.sapn05.org/consultation-du-public-porcherie-de-chabottes/?fbclid=IwAR3mZH-TfjxJHayoLbWlIkPxp-NEFj1GB82HsDkJdlGrdY_AvX54cO7_DOM

lundi 30 décembre 2019

La vente des biens communs, exemple de l'énergie

Le chef des Macs des Ronds a pour projet de vendre en solde les communs restant de l’après-guerre. 
Énergie, retraite, maladie, banques, transports, en 1945 face à la faillite du capitalisme, il semblait évident à beaucoup qu’il était impossible de reprendre le risque de donner à la spéculation les principales manettes de la vie quotidienne. Il était évident que le capitalisme financier était un mauvais gestionnaire, un piètre organisateur des ressources, il ne savait pas gérer l'abondance pour tous, encore moins la rareté. Les plus riches pour conserver leur puissances s'étaient alliés aux fascistes disait -on ! En réalité ils étaient des fascistes en plein, car l'idéologie du fascisme est celle des surhommes et sous-homme, la même que celles des milliardaires...


Revenons en 2020,
Les banques ont été croquées par l’ogre dans les années 80, il s’agissait des morceaux de premier choix. L’énergie dans les années 2000 avec le pétrole, gaz et une partie de l’électricité. Ce fut une décennie faste fait de festins avec les transports, les autoroutes, les avions…. Maintenant, il ne reste que la retraite, la maladie et l’école a privatisé…. L’ogre a faim et il a changer de femme, les précédentes les faisait lanterner quant à leur repas….
 La privatisation des retraites est un gros morceau, il ne passe pas inaperçue. Une part importante de la population est contre, mais la mobilisation reste faible. Mettre en communs des jours de lutte, sacrifier une partie de son revenu actuel pour gagner beaucoup plus ou de ses loisirs pour s'éviter des années de misère, reste un calcul à long terme. Mais matraqué de pub depuis l'enfance, mâtiné d'individualisme revendiqué, le désir immédiat en bandoulière le pékin moyen est dans sa bulle, son agenda et peu arrive à en sortir pour s'unir et arrêter la tonte. Pourtant il suffirait d'une journée de manifestation avec 5 millions de personnes pour que l'affaire soit pliée. Le plus drôle est que les 5 millions de personnes opposées à avoir le cercueil comme caisse de retraite existent. Mais passer du verbe a l'action semble en France le plus délicat des problèmes. Beaucoup de bouches, peu de bras...
La mise en bourse des retraites est nécessaire à l'équilibre du monstre financier dont l'effondrement n'est évité qu'à coup de création monétaire. L'anéantissement de de l'épargne du peuple est en route. Placer sa retraite en bourse est aussi sûr qu'ouvrir une charcuterie à Kaboul. Il existe 20 à 50 fois plus d'actifs financiers que de valeur réelle. Comme au mistigri, moins il y a de carte, plus la pression monte pour se refiler le mistigri. Les nouveaux joueur sont les bienvenus les anciens veulent se débarrasser…
Échanger des bouts de papiers contre du réel est la course engagée. Cela provoque déjà une hausse dramatique de l'immobilier. Les grands capitalistes comme Total, ont passé l'essentiel de leur argent à acheter leurs propres actions afin d'en réduire le nombre. Le but est d’augmenter la valeur de celles restantes. Le processus arrivant à bout, ils souhaitent aussi acheter du solide. Le problème est qu'il n'y a peu de nouveau puits de pétrole, nous arrivons au bout. Pas encore le bout du bout, mais le début du bout. Le pétrole de schiste, peu rentable est subventionné par la bourse américaine pour des raisons stratégiques et pratique (les USA possède la planche a billet de la monnaie mondiale, le dollar).
Le développement de la voiture électrique est en cours. Nous pourrions remplacer nos voitures de 1,5 tonnes par des voitures de 300 kg faisant du 1,5 litres au cent. Nous pourrions remplacer les voitures par des trains électriques remplis consommant encore moins. Non pour sauver la planète nous devons remplacer nos diesels qui puent par un SUV de 1,5 tonnes avec 600 kg de lithium nécessitant pour sa recharge en 30 minutes un transformateur de quartier. Le tout pour pouvoir habiter loin des villes vraiment trop pollués….
La transition énergétique pour les capitalistes, consiste à créer de gigantesque centrale au sol photovoltaïque en déforestant au passage s’il le faut, en concentrant les champs éoliens dans le même rayon. Tant pis si ce modèle nécessite le couteux développement de réseaux payés par tous et peu par le propriétaire de la grande centrale. Tant pis si cela irrite les voisins a qui on tartine ces centrales. Le modèle ou tous les propriétaires de toit produiraient leur courant a autoconsommer, ou chaque communautés gérait sa production , son stockage et ainsi limiterait l’import et l’export d’énergie et ainsi et surtout contrôlerait la consommation d’énergie ne fait pas rêver les capitalistes. Ce modèle-là, décentralisé, publique, frugale, aux couts intégrés et coopératif est tout ce qu’il déteste…. Être propriétaire des grands moyens de productions, bien gros bien a nous bien greenwascher voila leur idéal. Au public de payer les communs, à eux le contrôle des prix, a eux la base de notre société l’énergie.
Alors il faut vendre les réseaux électriques , les 1.3 millions kilomètres de lignes d'ENEDIS , les autoroutes de l'électricité c’est à dire les lignes à Haute-Tension de RTE, les barrages hydrauliques, qui font bouche-trou du réseau et sont amortis.
Le capitalisme abouti toujours à limiter aux maximum l’autonomie des habitants. Les énergies renouvelables par leur caractères décentralisés, répartissables sur le territoire permet de favoriser l’autonomie énergétique. En contrôlant les réseaux électriques, le prix en bourse de l’électricité qu’ils pourront manipuler grâce à la prise de contrôle des barrages, les grands capitalistes s’assurent un contrôle sur un domaine qui a derrière lui 50 ans de propriété publique. Pétrole, gaz, électricité sont restés 50 ans publique ce qui a permis un accès régulé à l’énergie. Son prix dont la part de taxe est importante a pu être reparti de manières égalitaire selon les territoires et le taille du consommateur. Le coté obscur de ce système a été l’imposition de choix décidés à Paris selon des considérations géostratégiques :
- Remplacer dans les 50 le charbon pour le tout pétrole afin de liquider la puissance de nuisance des mineurs communistes.
- Liquider le développement des énergies renouvelables dans les années 70 (dont la France était le numéro 1), pour passer au tout nucléaire. Le but, avoir une puissance géostratégiques en vendant les centrales nucléaires et leur plutonium la poudre à canons des fusées nucléaires.
Un choix d’en haut, finissant en bas, c’est ainsi qu’on ad des cumulus électrique de nuit en Corse et dans toute la France un siécle après avoir inventé le chauffeau solaire.
Certes ces visions stratégiques nous en payons le prix notamment en France avec l’EPR c’est-à-dire l’Entêtement Persistant Ruineux. Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Dans une Europe ou l’absence de vision stratégique laisse libre cours à tout les assujetements aux volontés extérieures, le laisser faire le marché (en français laissez faire les gros) n’est pas mieux.
Nous pourrions mettre en place un système publique, localisés sur un territoire, alliant la force du local avec la puissance de la mutualisation globale. Il s’agit du modèle fédératif, toujours complexe a organiser mais le meilleur rapport performance/démocratie. Chaque territoire correspondant au poste source électrique serait doté de ses moyens les plus décentralisés de production. Cela favoriserait inévitablement l’artisanat local, les petites entreprises, l’appropriation par territoires de compétences. Les moyens de stockage decentralisables comme les batteries serait aussi mutualisé dans les postes de transformation basse tension. Les moyens de stockage saisonniers comme l’hydrogène ou les barrages serait mutualisé à une autre échelle.

Dans son indispensable livre « Une question de taille » ,l’auteur fait remarquer que dans la nature, les sociétés humaines la question de taille est une question de proportion. Il n’existe pas de société démocratiques si l’état est trop grand : Chine, Europe, USA… on ne peut envisager de démocratie que si la taille de l’état est limitée à quelques millions d’individus, voir quelques dizaines pour certains. Il ne peut y avoir dans la nature d’insectes géant, pour la bonne raison qu’ils ne sont pas viables physiquement (pour la taille plus grande la nature fait des vertébrés). De même il ne peux exister d’humains de tailles trop petites ou trop grandes, le géant de gulliver et ses lilliputiens ne sont que des chimères. La question n’est pas de savoir si grand ou gigantesque (comme adore les marconiens) ou petit (comme dit le « small is beautiful » est formidable, il est de savoir si un système ou une organisation est de la bonne taille pour qu’il soit gérables, démocratiques, humaines…La question de taille est fondamentale, une multinationale ne sera jamais humaine privée encore moins que public.
Revenons à notre sujet la privatisation de l’énergie en France. Il est clair qu’à l’alternative entre un monstre public ou privés le public reste le moins dangereux même si le nucléaire contredit ce discours en France.

Une fédération e producteur publics indépendant, propriété des habitants, mutualisant les domaines dont l’échelle est pertinente est possible avec les énergies renouvelables. Cette fédération proche des habitants pourrait mettre en place le volet le plus compliqué d’une vraie politique énergétique d’avenir : le financement des économies d’énergie et l’indispensable réduction et restrictions de la consommation énergétique. Celle-ci pourrait nous permettre de diviser par 2 rapidement puis plus tard par 5 notre consommation tout en augmentant notre bien être. Cela passe évidement par des changements d’habitude de consommation de mobilité et de consommation mais surtout par la fin de la priorité aux grandes structures capitalistes. Qui croit encore qu’on est plus heureux en surconsommant de la mobilité stressante , de villes tentaculaires, du tourisme de masse, des lotissements solitaires, des produits obsolètes, de la solitude numérisée ?
Le parallèle avec l’agriculture pourrait être fait, on ne sauvera pas nos sols agricoles avec de l’agro-buisness mais des petits paysans…
Reste à nous fédérer pour l’imposer, cette question est de taille…