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jeudi 17 décembre 2020

La face caché de la face caché de l'énergie verte

 Le reportage La face cachée des énergies vertes diffusé le 24 novembre sur Arte a suscité de nombreuses réactions dans le monde des énergies renouvelables. Derrière toujours la bande à Jancovici dont on devrait un peu interroger la proximité avec les grandes multinationales...


Le documentaire présente l'impact environnemental du développement des énergies renouvelables (solaire et éolien) et du véhicule électrique (ce point étant même prédominant, contrairement à ce que le titre du documentaire laisse imaginer). Il parle plus voiture qu'énergies renouvelables.

Comme souvent sur ARTE, ce documentaire est bien léché mais a charge, peu documenté, cherche le pathos (sur le charbon au chili, c'est capilotracté comme dit Janco), tire sur tout ce qu'il trouve et oublie l'important. Il alerte sur les ressources minières ce qui est toujours utile, mais il tire grave sur la corde. Il  répète que la décroissance est la seule issue sans dire que cela tuerait les rentiers et le capitalisme. La multiplication des sous entendus ou rapprochement implicite est gênant comme la musique angoissante.

Le reportage oublie le bois énergie qui est la pire des énergies renouvelables avec un impact sans commune mesure avec le photovoltaïque ou l'éolien. Il oublie de rappeler ce que provoque les biocarburants (3% des terres cultivables).

Il oublie de dire que  la consommation de ressources est un gros soucis, énergies  renouvelables ou pas. Il oublie de dire que le problème du CO2 est le problème prioritaire plus urgent que les ressources... et que même si on divise nos consommations d'énergies par 3 il faudra encore beaucoup d'énergie.

Bref pas trop de nuance, "c'est juste un gros business", "ça pollue pareil", des sophismes en veux tu en voila,  des portes ouvertes: les multinationales de l'énergie faut un gros business, travailler dans des mines tue ! bref on se croirait dans un article du Point ou de valeurs actuelles, si t’avait pas la patte ARTE.

Jamais un mot sur la nécessité de rendre l'énergie bien commun, la nationalisation possible.Pas un mot pour dire que les énergies renouvelables sont bien plus réparties que les fossiles et que l'on aura moins de tension géopolitiques ce qui veut pas dire pas de tensions.

A regarder cela, on se dit, "Ca pollue, je vais attendre et garder ma voiture a essence et pas acheter des panneaux photovoltaïques chinois pour produire mon élec" Le nucléaire c'est un mal nécessaire !

But atteint, Un gros succès.grand public...

Ils sont fort la bande....

la guerre médiatique fait rage, z'ont marqué des points (en trichant grossièrement mais cela fait partie du jeu, voir cela marche mieux ainsi) ....

 

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Sur la voiture électrique par rapport à la voiture à diesel:

Elle est pas mieux pour:

  • - car elle prend trop de place électrique ou pas 
  • - quelle bouffe l'espace et artificialise les sols bcp plus que les énergies vertes
  • n'économise que peu de CO2 si l'élec est fait avec du charbon.


 Elle est mieux que la voiture a pétrole:

  • Moins de pollution de l'air
  • Consomme moins d'énergie avec la récupération au freinage.
  • Dure plus longtemps. 
  • On rase pas de pays pour faire des pleins pas cher
  • économise du CO en grande quantité  (divise par 3) si alimenté par des panneaux PV ou éolien et quelle est petite voir mutualisé.


mercredi 16 décembre 2020

François Bégaudeau à l'ENS - Pensée dominante et démocratie


 

Triste comme la pluie sur la neige fraîche à la montagne en décembre !

A quelques jours de noël,  il fait un temps de mars, comme mars dieu de la guerre.

 
 J'ai toujours été triste de voir la pluie tombée sur la neige en montagne au printemps. Ces jours tristes et peu ensoleillés annonçaient la fin de l'hiver lumineux , froid et secs. La neige réfléchit tellement le soleil que l'éclat du jour rend l'hiver chaleureux le jour et le froid, brutale la nuit. On sort le jour comme convoqué par la beauté, la lumière et l'éphémère de ces conditions idéales. Avant de rentrer se terrer à la tombée du jour, on reste un peu, pour admirer la beauté du coucher. La lumière rasante qui rebondit entre le ciel et et le sol et nous fait un spectacle pyrotechnique fait de rose, d'orange et de rougeoyance. 
 

On sent la piqure du froid sec venir et annoncer l'arrivée de la glaçante nuit. Tout est en train de se figer, comme une suspension du temps. Le changement de couleur du paysage est bloqué jusqu'au retour du roi soleil. Les ruisseaux s'arrêtent de couler, les rivières suspendent leurs bruits et l'on rentre chez soi en se disant, que nous aussi on doit se coucher. Du paysage et de ces hivers , je suis tombé amoureux, il y a vingts ans lors de mon passage à la montagne. J'y ai déposé mes valises et ne suis jamais reparti. Parfois l'envie de fuir me prenait, lors des printemps pluvieux. On y voit la neige se rétrécir comme peau de chagrin, laminée par la pluie. L'absence de lumière plusieurs jours après de long mois d'addiction provoque une débâcle de la bonne joie et des envies de fuites. C'est temporaire, cette débâcle est une transition bénéfique, comme la mort est le berceau de la vie. La neige dans sa lente agonie sous la pluie, nourrit le sol et le transforme en éponge. Sous la tristesse du temps et de ces jours mélancoliques se prépare un retour de phénix, un flamboyant printemps. Sous le désespoir, une poussée de sève est en cours.  Le retour du soleil provoque l'éclatement de toute ses préparations souterraines, un bourgeonnement incroyable et le paysage monochrome de la transition pluvieuse se transforme en vert, il se colore de toute les folies dont la nature a les secrets.

Mais ce temps est révolu, 10 000 ans s’achève, il pleut sur la neige à Noël en montagne. Nous avons tout déréglé , cette belle mécanique régulière qui  nous offrait une splendide beauté lumineuse. La neige est arrivée comme une année normale, rassurant les craintes de ne plus la voir que nous avons, comme pour une amante excitante qui nous fait des infidélités. Mais la réalité est cruelle, comme l'assoiffé voyant la fontaine sans pourvoir boire, la neige est chassée par la pluie aussitôt. 


 

La tristesse du spectacle est double. A celle habituelle, se rajoute l'absence de ce sentiment, que la mort de la neige est le berceau du printemps. Ne plus voir les forets poudrés à Noël, nous enlève la magie du lieu et nous montre que nos folies détruisent d'abord la beauté avant de passer à nous. 


Croire qu'on pourrait négocier avec de telles forces est une folie. La guerre climatique a bien commencé. Jeter toute ces forces dans la bataille est la seule issue pour garder un peu d'espoir. Mais pour continuer a satisfaire le 20 ème siècle , on sacrifie le 21 ème, on proroge, on dénie.



La beauté du monde part au tout à l'ego du capitalisme qui a formaté l'individu moderne. Il ne veut rien sacrifier de son confort, ni de sa pensée , de son esprit rectiligne de l'avenir. On file donc droit vers les précipices. L’absence d'actions, l'angoisse sourde est compensé par le discours bruyants, les rumeurs ou la pratique quasi-religieuse de gestes sans importance sensés être magiques. La race supérieure de nos élites, de nos classes supérieures convaincus de leur supériorité se vautrent dans la dissonance cognitive et l'entêtement malgré la flagrance des faits. Les psychologues ont clairement documentés ce qu'il appelle la théorie de l'engagement. A avoir trop cru, a voir servi et être servi par le capitalisme, ils ne peuvent le remettre en question et persiste et insiste fortement. Une remise en question serait trop lourde en perte d'égo et en déprime. 

Portant la déprime peut amener le printemps nous enseigne la pluie sous la neige. Voir mourir ses certitudes n'est jamais une partie de plaisir, mais cela libère la place et enlève les chaines à l'esprit. Il  peut alors partir ailleurs dans le meilleur comme le pire.

Il est vital que ces certitudes fondent comme la neige sous la pluie et prépare un printemps fulgurant. Cela rendrait la tristesse du spectacle plus supportable.

mardi 15 décembre 2020

Référendum d’Initiative Partagée, pour empêcher la sécabilité d’EDF

 


Cette après-midi, le mardi 15 décembre 2020 à l’Assemblée Nationale,

après Julien Aubert (LR) le 1er décembre,

après Marie-Noëlle Battistel (PS),

Sébastien Jumel (PCF)

et Adrien Quatennens (LFI), tous trois intervenus sur EDF lors des questions au gouvernement du 8 décembre,

vous avez a enfoncé le clou une fois de plus sur EDF et son démantèlement annoncé. Là où vos 4 prédécesseurs n’ont obtenu que la sous-secrétaire d’État à la biodiversité, madame Bérangère Abba (les plus affûté.e.s d’entre nous y voyaient là un symbole provoquant d’un gouvernement nous considérant, nous, agents EDF, comme une espèce en voie d’extinction ?), vous avez enfin obtenu une réponse du premier ministre, Jean Castex !

 

SUD s’est permis de relever votre intervention (cf pièce jointe), tant elle marquera l’histoire de notre entreprise. SUD invite tous les salarié.e.s d’EDF HYDRO (en copie) à lire attentivement la réponse du ministre, démarrant en fanfare sur l’hydroélectricité… SUD s’est également permis de rendre votre intervention visible sur notre playlist YouTube Hercule.

 

Vous avez aussi lancé une promesse : celle de « déposer une proposition de loi visant à créer un Référendum d’Initiative Partagée, pour empêcher la sécabilité d’EDF », je vous cite. Ces mots nous font plus que chaud au cœur, et votre appel à tous vos collègues de bords nombreux (vous savez qu’à la fin de l’été, 44 député.e.s LREM ont écrit à madame Barbara Pompili pour empêcher la mise en concurrence des barrages). SUD attend cette nouvelle depuis qu’on a reçu dans notre case courrier cette fuite de l’APE de mai dernier…Et au moment d’ADP, SUD avait vertement tancé les députés de tous bords en leur demandant pourquoi ne pas avoir choisi les barrages (à l’époque, point d’Hercule en vue) plutôt que des aéroports ? Elles et ils nous avaient patiemment expliqué qu’il fallait qu’un texte arrive à l’assemblée pour pouvoir le faire. Et puis, Hercule est arrivé, et les barrages sont devenus une composante du problème parmi tant d’autres… La patience paie !

 

Vous avez enfin lancé un appel, cette après-midi, sur les bancs de l’assemblée, à vos collègues de tous bords pour, à la manière du RIP contre la privatisation d’ADP, tous ensemble, nous permettre de mobiliser toute la population du pays contre un projet aussi mortifère écologiquement (transition écologique menacée), économiquement (doublement ou triplement du montant des investissement), socialement (dumping social, fin de la péréquation tarifaire, et augmentation sans fin de la facture électrique, notamment pour les plus précaires)… SUD appelle à son tour ces forces politiques si diversifiées à vous rejoindre massivement !

lundi 14 décembre 2020

Non mais Allo, quoi, tu paies un abonnement et t'as pas de réseau!

 

Privé de réseau, privé de service public

Non mais Allo, quoi, tu paies un abonnement et t'as pas de réseau!

Pétition vous pouvez donc la signer en ligne et la diffuser à vos contacts.

Aujourd'hui, plus personne ne peut se passer des réseaux, d'internet. Plus qu'un droit, c’est devenu un commun au même titre que l'accès à l'eau, l'énergie, le logement ou la santé. 

Les services publics disparaissent à grande vitesse, notamment en zones rurales et nous le déplorons. Pour toutes les démarches du quotidien, il n'y a pas d'autre choix que de passer par ces réseaux, que ce soient pour les impôts, les titres de transport, l’éducation, les services bancaires et postaux, la presse.


 

Déjà indispensable en temps normal, cet accès aux réseaux devient vital en temps de pandémie où nos déplacements sont restreints, les rassemblements/réunions suspendus. Alors qu’on ne cesse de nous vanter la 5G , de nombreuses zones rurales et parfois urbaines demeurent privées des réseaux élémentaires: téléphone fixe et mobile, 2G/3G/4G, haut débit fiables et garantis. Ces services sont souvent aléatoires, leurs accès difficiles et inégalitaires:

- A coût égal, alors que nous n’avons pas les mêmes accès, et que les débits ne sont pas homogènes, les opérateurs se gavent et engrangent des milliards de bénéfices. Pourtant nos collectivités dépensent des milliards pour ces réseaux.

- Nombreux sont les usagers qui subissent des pannes, des dysfonctionnements, des coupures, des connexions aléatoires, des ralentissements, des restrictions diverses.

- Les réseaux sont peu entretenus: les poteaux cassent, les câbles restent à terre, les pannes collectives se multiplient.


 

Abandonnés par les opérateurs et leurs inefficaces plates formes, les usagers peuvent rester des mois avec des services interrompus ou dégradés. Les signalements aux plateformes restent sans effet, rien n’est tracé, mais les prélèvements continuent, sous menace de coupures plus importantes.


 

Face au néant, le seul recours reste la justice, mais qui peut le faire réellement ? Coût et longueur des procédures judiciaires ont un effet dissuasif sur lequel surfent les opérateurs pour ne pas intervenir sur des territoires pas assez rentables. 

Agir collectivement est notre seule issue. Usagers, collectifs, associations, entreprises, collectivités et élu.e.s, unissons nous et ensemble exigeons: 

- un véritable service public de la communication. 

- une continuité dans l’accès aux réseaux, à un internet très haut débit à coût modeste,

- des interlocuteurs physiques dédiés et disponibles partout, des dédommagements en cas de pannes.

- un moratoire sur la 5G: pas de nouveaux réseaux tant que les existants ne sont pas disponibles, fiables et garantis partout.


Lors de sa nomination le Premier Ministre CASTEX a déclaré: « Nous devons réarmer nos territoires, nous devons investir dans nos territoires, nous devons nous appuyer sur nos territoires ».  A vingt-cinq reprises «territoires » fut prononcé.

Mais que signifient ces mots quand l'égalité républicaine n'est plus assurée?


Pannes et désagréments internet et mobiles. Inégalités territoriales d’accès

ras le bol, signons la pétition.

Pétition vous pouvez donc la signer en ligne et la diffuser à vos contacts.


Envoyé par
alain.paulien@orange.fr