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mercredi 14 janvier 2026

Jean Marc au rond point du Paradis

 

Merde, tu es parti avant cette étron de Macron, ça va fait bien chier !


 

T’avais pété une durite, mais on croyait que la bécane tiendrait, t’en avais déjà fait des embardés et ton étoile avait toujours été la. Mais dans le froid polaire de cet hiver, la nuit était noire.  Alors brusquement tu désertes ce monde de merde, lequel t’as toujours révolté, il ne t’a jamais empêcher d’aimer et de rire.  «  Ca ils l’auront pas » tu nous confiais dans des heures ou l’on faisait de la philosophie arrangée.  Tu étais toujours partant pour mettre une banderole géante sur un pont glacé, sur une place à 800 km, pour aller se faire gazer, fabriquer un cercueil, une guillotine, occuper une pref, soutenir une ou un pote au palais de justice ou au comico. Pour aller gueuler contre leur volonté de contrôler si quand on pété on a n’a pas chié.  La vulgarité ne te faisait pas horreur mais si tu sentais que quelqu’un ne l’appréciait pas tu savais faire sans. T’aimais bien sentir les gens pour faire gaffe a eu.  Soutenir les camarades était un réflexe, une évidence.  Le tout sans naïveté, sur les apparatchiks et les gros melons qui inévitablement poussent et abiment nos luttes. T’aimais me raconter comment vous aviez en 1988 vu venir une d’elles qui transforma votre syndicat en tube de vaseline et l’avez déserté pour créer SUD. Chapeau a l’époque les idéaux de gauche étaient complètement démonétisé par la fin de l’empire communiste. Mais t’avais une boussole efficace et simple, sur tes principes, on n’exclue pas les potes, si on les vire, je pars avec. La fin ne justifie pas les moyens, ta boussole était simple et tu affirmais toujours en philosophie arrangé que « les tribuns et les sauveurs ça puent ». A ne pas se fourvoyer on évite aussi a se dégouter. Pour toi, la lutte était une course de fond, t’étais toujours là, mais tu savais te préserver plusieurs vies, plusieurs cercles, t’aimais la diversité des humains et la monogamie intellectuelle pas trop ton truc.

Ça vaccine contre l’intolérance, le sectarisme et l’emprise, le mal du siècle.

Pendant le covid et la vaccination on n’est pas arrivé a se fâcher avec deux opinions frontalement opposées. On finissait par s’arranger de nos désaccords après s’être écouter et critiquer.

T’aimais bien les calenbours et les blagues de daron comme ils disent, on se marrait de nos vannes pourries, t’avais pas peur du ridicule qui fait marrer. De toutes façon si t’aimais bien raconter les vieilles luttes c’était pas pour faire l’ancien combattants mais histoire de encore de rigoler, de toutes façons t’avais beau en avoir fait des paquets de douze, t’étais pas tomber amoureux de toi-meme ce vieux travers de militant.

Je me souviendrai quand le flic t’a mis un  PV pour voir pissé lors d’un contrôle qui durait des plombes, « et la prostate vous en faites quoi, vous verrez quand vous serez vieux, j’aimais vu de tel cons en 40 ans de manifs ! »

Quand tu te prends 13 000 € pour s’etre pris une claque, tu  me disait a moi qui m’enervais plus que toi, que l’important est que la chti n’est pas été écrasé. Tout nous faisait un rappel à l’important.

De gaza a la retraite aux gilets jaunes ou tu t’es jeter comme une évidence, du barrage au Golf, au JO, du pass au motards en colère, t’etais jamais sous le projecteur mais toujours là, a porter les banderoles.

Tu savais que vivre en théorie c’est bien pratique, mais qu’en pratique quand fallait donner un main, tu etais  pratiquement toujours la. Et pis dans tout le temps qu’on a vadrouiller, le truc qui me revient est que t’étais toujours a l’aise avec les prolos, les bourges, les intellos, les arrachés, les fondus du cable, les hilares, les naïs, les cramés de tout espoir, le tout en restant toi -meme, tu plaisais s’en vouloir plaire.

 

Tu savais aussi voir que les progrès existent et aimait rappeler que si l’on était toujours bien con, on l’était parfois encore plus avant.

La gueule du monde est déjà largement trop dégelasse et contrairement a ton habitude tu en rajoutes et tu nous fous le bourdon.  Y’a les nuées du capitalisme qui arrive, mais tu comme tu disais, le monde va mal, mais il n’est jamais bien allé, alors merci de nous avoir rappeler que l’important c’est surtout qu’on laissera personne se faire aligner tout seul…

Un grand trou dans l’eau qui est pas prêt de se refermer


 

samedi 13 septembre 2025

Encore des frais juridiques !!! 2 militants condannes !

 Des militants ont été condamnés et leurs frais de justice s'élèvent déjà à plusieurs milliers d'euros.
Ces frais sont à payer le plus rapidement possible.
Tout cela fait suite à un litige avec un commerçant qui, le soir de la validation du 49,3 par le conseil
constitutionnel concernant la réforme des retraites, a forcé le barrage filtrant que nous avions mis en place
à un rond-point de Gap, petite ville de province.
Cette action était spontanée et, malgré notre courroux, était cependant bon enfant. Nous étions une
trentaine de personnes, des citoyens, des militants et des syndiqués. Nous détournions la circulation dans
un rond-point afin d'exprimer notre désaccord.
Au lieu d'emprunter notre déviation qui lui aurait fait perdre moins de 5 mn, le conducteur du véhicule a
voulu forcer le barrage, manquant au passage de renverser 3 personnes, dont une qui, étant de dos, ne le
voyait pas arriver.
Un camarade s'est interposé et a porté un coup sur le capot du véhicule. Le chauffeur est rapidement sorti
de son van et a immédiatement porté un violent coup de poing au visage du copain qui a sérieusement
vacillé sur le moment. Face à cela, nous nous sommes interposés et il a été bousculé. Nous l'avons sommé
de repartir avant que cela ne dégénère encore plus.
Il a cependant porté plainte concernant cette altercation et, deux des trois compagnons passés en procès
ont été déclarés coupables de violences en réunion. Ils sont condamnés à 13200 euros qu'ils doivent payer
très rapidement incluant des frais d'avocats adverses, des dommages et intérêts etc...
Ayant fait un appel, non suspensif, ils ont déjà engagé d'importants frais de défense qui vont encore
augmenter.
C'est pourquoi, en solidarité avec nos compagnons, nous lançons cette cagnotte. Elle vise à couvrir leurs
propres frais de justice dont leurs frais d’avocats qui s'élèvent déjà à plusieurs milliers d'euros, et dont le
montant va encore augmenter puisque des procédures annexes sont en cours.
Nous comptons sur votre solidarité pour cette cagnotte ou, éventuellement, si ils pouvaient souscrire un
prêt à taux zéro, qu'ils rembourseraient en suivant un échéancier à mettre en place avec les personnes
pouvant faire cette avance de trésorerie.
En vous remerciant fraternellement pour votre soutien.

lundi 23 juin 2025

Pour un moratoire sur la connerie

 L'assemblée nationale a voté un moratoire sur le solaire et l'éolien. Un autre moratoire devient vitale, celui sur la bêtise. Les énergie solaire et éolienne sont la condition nécessaire et non suffisante à un monde ou tout n'est pas mort. Car pour sauver le climat un moratoire sur la rente est indispensable. D’où la haine de ceux qui défendent d'abord les rentiers.

A quand un moratoire sur la connerie.

En pleine canicule, alors que deux centrales nucléaires s’arrêtent à cause d’un Rhône trop chaud, pendant que la forêt de Sibérie brûle, que le ciel français vient d’être voilé par les incendies du Canada, la démence parlementaire vient de frapper : moratoire sur les énergies solaire et éolienne, fin du financement de la rénovation des passoires et bouilloires thermiques. La démence, le déni, la croyance fondamentaliste pronucléaire se sont coalisés pour frapper les maigres politiques climatiques.  La Chine a beau enfin réduire ses émissions et sa pollution climatique grâce à l’éolien et le solaire implanté de manière massive, les députés veulent revenir dans les années 80. La nostalgie du temps où l’on construisait du nucléaire à gogo. Mais nous sommes en 2025. Soutenue par une grosse part de l’opinion, notamment les personnes âgées, la foi en l’atome pollue une nouvelle fois la politique énergétique de la France. L’extrême droite et la droite extrême, font de ses deux énergies leur bête noire. Inutile, couteux, ne fonctionnant pas, plus polluant que le pétrole, ils alignent les croyances dignes d’une secte ou de la démence sénile. Le pire est que Bercy trouve que cela coute cher. Si vous voulez ruiner l’avenir d’une entreprise donner le pouvoir aux comptables, dit un proverbe.

 

Pourtant, la France a les moyens. L’épargne n’a jamais été aussi abondante. Les générations âgées riches ont une lourde responsabilité : nous, seulement elles laissent dormir des milliers de milliards qui s’investissent peu en France, mais elles ruinent leurs enfants. La politique du tout nucléaire et le refus d’investir nous emmènent à la catastrophe. Les centrales nucléaires françaises sont chères et longues et compliquées à construire, elle repose sur un uranium étranger. Nous assistons à une erreur historique rare : la France passera à côté de la révolution énergétique du solaire et de l’éolien.

On n’arrête pas la marée qui monte, le vent et le soleil seront la ressource du monde futur si le futur a lieu. Elles sont les seules énergies vraiment renouvelables et elles n’utilisent pas la photosynthèse. Elles sortent la production d’énergie du monde vivant, ressources à garder pour la nourriture de tout le vivant. Interdire l’éolien et solaire quand les députés votent 800 millions d’euros à la centrale à bois de Gardanne, un incinérateur à bois et subventions. Il fallait oser.

Le solaire et le vent sont des énergies extractivisme, nocives, elles prennent nombre de ressources minérales. Mais le gaz et le pétrole et le charbon sont d’un extractivisme d’un ordre de grandeur. Mais cet extractivisme est invisible, le CO2 l’étant. Ne pas le comprendre est aussi une erreur qui frappe le monde de la lutte écologique. Attention à ne pas être les idiots utiles des réactionnaires. Ils me rappellent une scène vécue d’une amie atteinte d’un cancer que des visiteurs lui conseillaient d’éviter la chimio, nocive pour la santé, et lui conseillaient un régime.  Si nos pays faisaient bien et le pouvait entrer dans la décroissance, qui croit un instant que ceux qui commence à consommer vont le faire ? Qui peut croire que la population abreuvée de publicité va réduire sa mobilité et sa consommation rapidement.

Produire décarbonée n’est pas une condition suffisante pour nous en sortir, elle est néanmoins nécessaire.

Nous n’avons, nous, les pays les plus riches pollués par le climat comme aucun autre pays du sud. Nous devons investir le maximum de ressources dans les énergies renouvelables et la réduction de nos consommations.  Passer à la voiture électrique et limiter notre vitesse à 100 km/h réduit rapidement nos consommations de pétrole. Certes des transports en commun seraient l’idéal pour tout. Mais face à l’étalement urbain, la voiture électrique est la limitation de vitesse est réalisable rapidement, alors que reformer nos villes et les transports en commun prendra de décennies. Remplacer nos chaudières par des pompes à chaleur fournissant en plus de la fraîcheur l’été peut être rapide et économise beaucoup de fossiles. C’est plus rapide que de végétaliser une ville et d’isoler des bâtiments. Rien n’empêche de le faire en même temps.

L’urgence est là, les conséquences du désastre climatique sont plus amples que toutes les guerres. Nous devons consacrer plus d’argent au climat qu’a la guerre. La France est riche et nous pouvons le faire. Tant pis pour les croisières et l’hypermobilité des plus riches. À chaque guerre l’épargne a été autoritairement fléchée vers l’effort de guerre.  La guerre climatique a commencé.

De plus toute épargne est un pari de confiance sur l’avenir, l’épargne n’existe pas sans avenir, il ne s’agit donc en aucun cas d’une spoliation.

Derrière ce moratoire sur les énergies renouvelables et cette détestation, la peur pour son pécule.

MORATOIRE SUR LA RENTE

La simple mesure à prendre pour la rénovation et sortir des fossiles est d’instaurer un moratoire sur la rente. Cela signifie offrir un prêt à 0 % pour toute rénovation durant 20 ans.  Un prêt à 20 % serait également offert pour les énergies renouvelables comme le solaire et l’éolien. De cette façon, l’énergie reste abordable.  Renoncer à la rente permet d’investir. Ceux qui affirment que ce n’est pas possible ne se rappellent pas que, pour financer le programme électronucléaire des années 70-80, il fut instauré un prêt obligatoire à très faible taux. Il s’agit juste de faire la même chose. Flécher l'épargne et contraindre a un taux faible. Nous devrions avoir cette nostalgie, car c’est uniquement un financement à taux réduit qui a permis de faire ce colossal projet énergétique. Il a fallu aussi financer l’agrandissement du réseau et là aussi, ce fut colossal.

Une fois cet argent mobilisé, beaucoup de chose deviennent possible, loin des usines à gaz administratif.

Alors, votons un moratoire sur la résignation et l’inaction.

Plus d'infos:

La filière solaire atomisée façon marché

Centrale à Bois de Gardanne : un incinérateur a forets et subventions

Le hold-up du siècle: le procès du marché électrique

La ruinance du marché de l’électricité ou les lois de la gloutonnerie

Supprimez le marché de l'électricité car c'est la ruinance !

Je vous écris de votre futur

Énergie: il faut sortir de la photosynthèse pour sauver le climat !

 

Centrale à Bois de Gardanne : un incinérateur a forets et subventions

 « Errare humanum est perseverare diabolicum ». L’erreur est humaine, mais la persévérance dans l’erreur est diabolique. La centrale de Gardanne est l’EPR du bois : un gouffre financier, mal conçu, mal exécuté, et inutile.

Depuis le lancement de ce projet en 2012, il a principalement brûlé des subventions pour une poignée d’emplois. Nous aurions épargné bien des forêts et de l’argent public si les emplois de cette centrale avaient été financés pour faire ce qu’on veut, mais surtout pas pour s’acharner à produire de l’électricité avec du bois. Quand rien faire coûte moins cher, ne détruit pas, et ne produit pas plus, cela pose le niveau d’inutilité du projet.

 


Je résume : un coût de 800 millions pris sur les factures électriques de tous. La production annuelle de bois de 330 hectares par jour avalés. Le tout pour une poignée d’emplois et une production électrique strictement inutile.

INUTILE

En effet, la production électrique française est surabondante depuis que les centrales nucléaires ont été réparées. De plus la montée en puissance des énergies renouvelables rend cette centrale pensée en 2012 complètement inutile.

Le gouvernement est contraint de ralentir considérablement le déploiement des énergies renouvelables. Elles se développent tellement vite qu’elles pourraient rendre inutiles la construction de centrales nucléaires.

L’EPR de Flamanville ne fonctionne toujours pas à plein régime et ne fonctionnera sûrement qu’épisodiquement, nous avons conçu l’énergie nucléaire intermittente. Mais c’est profitable, il écroulerait un peu plus le prix de l’électricité, ouf.

De plus en plus la production électrique est volontairement diminuée. Nous réduisons celles des centrales nucléaires même si cela les abîme. Nous réduisons aussi parfois celle des centrales PV.   





BILAN CARBONE CATASTROPHIQUE

Le bilan carbone affiché de la centrale est erroné. Un grand mensonge, car il ne tient pas compte de l’impact de la déforestation. Rasé des forets retire du carbone du sol, si l’on tient compte de ses émissions, le kWh de Gardanne devient très mauvais. Mais si on enlève le mythe d’un bilan carbone neutre du bois, construit sur la repousse du bois dans le siècle, alors la réalité est monstrueuse. Il faut émettre le moins de carbone actuellement et pas parier sur une repousse très incertaine de la forêt qui surchauffe et pousse de moins en moins.  En réalité, brûler du bois pour faire de l’électricité entraîne une émission supérieure de carbone que le charbon classique.

Le bilan carbone neutre du bois est controversé. En 2012, peu d’études remettaient en question ce bilan carbone neutre. En 2025, les études démontrant le caractère fictif de ce calcul se sont empilées.  La réalité est que la centrale de Gardanne au bois est sûrement plus polluante en carbone que lorsqu’elle brûlait du charbon.

 


UN INCINÉRATEUR à SUBVENTIONS

En 2012, l’électricité produite à partir du bois était achetée au prix de 11,5 cents par kilowattheure, tandis que l’éolien et le solaire étaient respectivement achetés à 10 et 25 cents par kilowattheure. En 2025, l’éolien est acheté à 6 ou 7 cents par kilowattheure, et le photovoltaïque est acheté à 4 cents par kilowattheure aux particuliers.  En 2025, la centrale de Gardanne se voit proposer un rachat de 24 centimes/kWh, ce qui en fait l’électricité la plus chère de France pour une nouvelle production.

Comment expliquer qu’un particulier à un tarif six fois plus faible qu’un milliardaire pour produire officiellement 10 fois moins polluant 250 g au lieu de 25. Dans la réalité, produire cette électricité chez un particulier est de l’ordre de 40 fois moins polluant.

Cette centrale est un gaspillage d’argent public et une aberration écologique chimiquement pure !

UN INCINÉRATEUR À FORÊT

 


Cette centrale est un incinérateur de forêt et d’argent public : 7 hectares de forêt par jour, 150 000€ par jour, 4 millions par mois.

Sachant qu’une centrale photovoltaïque implantée sur un hectare de foret produit 80 fois de plus d’électricité qu’un hectare de foret brûlé à Gardanne, on bat les largement les néfastes projets de centrales PV rasant les forêts. 80 fois pire, mais 80 fois moins de mobilisation contre.

Face à un projet aussi moisi, il est clair que les considérations environnementales et énergétiques ne sont pas les facteurs principaux dans la prise de décision.

En 2016, nous, membres du collectif opposé au projet, avions proposé une alternative. Il a initié un débat qui a généré un tas de projets : du plus stupide aux réalistes. Nous avons bien compris que l’objectif n’était pas l’argumentation mais l’influence et la politique.

Finalement, la persévérance dans l’erreur a triomphé. Michel Barnier aura pris deux décisions : les Jeux olympiques d’hiver de 2030 et la centrale de Gardanne.

La CGT a fait tout son possible pour obtenir un projet industriel, même au prix de dommages environnementaux considérables. C’est vraiment une honte. Le milliardaire Kretensky, qui possède la centrale, a acquis plusieurs médias déficitaires. Il semble que son pouvoir médiatique ait payé à Gardanne.

Les impacts forestiers ont beau être bien plus importants que des centrales PV implantés sur des forêts, l’opposition de la population est peu marquée : les impacts sont diffus et partagés. Opposition à celui qui polluera visiblement localement et indifférence ont celui qui polluera diffus, invisible mais massif. Les pesticides sont là pour en témoigner.

Entre 2012 et 2025, beaucoup de choses ont changé : l’écologie n’est plus très populaire, les milliardaires sont devenus encore plus puissants.

 

SOYONS FOUS, PROPOSONS UN PROJET UTILE !

Il est pourtant possible de proposer un contre-projet à Gardanne, conciliant écologie et emploi industriel. La centrale de Gardanne est au cœur du réseau électrique de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cette région développe de nombreuses centrales renouvelables avec des productions variables. De plus en plus, elles produisent davantage d’énergie que le réseau ne peut en absorber. L’électricité est alors gratuite. La nuit, l’électricité est plus chère.

Le black-out en Espagne montre qu’il faut des stockages tampons pour fiabiliser le réseau à forte teneur de soleil et de vent.

 Un centre de stockage d’électricité pourrait être installé. Le stockage de l’électricité peut se faire par un parc de batteries et par stockage thermique. Nous pourrions réutiliser les turbines de la centrale de Gardanne pour générer de l’électricité à partir de la chaleur emmagasinée. Cette chaleur serait produite par l’électricité actuellement gratuite ou non utilisée pendant la journée. La nuit, la chaleur ferait tourner les turbines de la centrale en utilisant la vapeur générée. Les impacts seraient réduits : plus de norias de camions, plus de fumée de combustion.

Cette proposition a un gros défaut, celui de ne pas être complètement absurde. Car cela semble être l’exigence, elle peut difficilement lutter dans cette catégorie.

Elle fait face à l’idée de raser 7 hectares par jour, de les mettre sur des bateaux ou des camions à 30 litres/100 km, de les déchiqueter dans une broyeuse d’un mégawatt, pour le brûler et perdre les deux tiers de l’énergie qui fabrique un nuage de vapeur d’eau. Le tout pour injecter cela dans un réseau à condition d’avoir éteint une centrale a un autre bout du réseau, tout cela pour sauver une poignée d’emploi et enrichir fortement un milliardaire influent.

Cette proposition est une alternative a lune autre proposition des opposants : on arrête tout , on rase les centrales et on construit des lotissements.

La centrale de Gardanne est une dinguerie faite au nom de l’emploi. Nous pouvons conserver l’emploi et faire une centrale de stockage nécessaire pour un réseau à faible teneur en carbone. Nous éviterons ainsi le raisonnement binaire entre emploi et écologie.

Dans la binarité, le perdant c’est l’écologie. Entre des problèmes tout de suite et des gros problèmes plus tard, l’humain choisit rarement l’avenir.

Proposons un chemin de traverse. Cassons l’alliance travailleurs – milliardaires.

Avec 800 millions, le champ du possible est large.

Mobilisons-nous contre ce projet qui dépasse en absurdité et impact, les agrocarburants, les projets d’infrastructures routières inutiles.

Sa force est uniquement due à son invisibilisation et au soutien du monde syndical.

Nous pouvons gagner à deux conditions de faire deux choses en même temps

Hurler contre l’incinérateur a forêt et argent public et proposer un contre-projet utile, donc pérenne.

JP

En savoir plus :

La biomasse une énergie bio ou à la masse. ?

Énergie: il faut sortir de la photosynthèse pour sauver le climat

Mythe de la neutralité carbone du bois énergie

Pourquoi la conversion charbon biomasse est une fausse bonne idée

BIOCARBURE : Les Biocarburants, une imposture qui a la peau dure.

Biomasse-Energie, bilan carbone et émissions polluantes par Michel Eyraud

500 scientifiques alertent sur le bois énergie

Centrale a charbon , vers un mix bois/ charbon !

Uniper n’arrive toujours pas à faire fonctionner la centrale biomasse de Gardanne

Thèse sur l'Analyse environnementale et économique des filières bois-énergie

L'imposture climatique du bois énergie

 

 

 

PS Je réponds d’avance ceux qui me disent que la transition énergétique n’existe pas que la Chine a, ce trimestre, vu pour la première fois ses émissions de CO2 baisser grâce au soleil et au vent. Petit espoir. Je sais l'extractiviste est dégueulasse, mais commençons par ne plus extraire le CO2, le poison le plus urgent et il en reste tant. 

Je précise avant les commentaires que je souhaite la sortie du capitalisme mais, vu le rapport de force, je pense que, si on sort déjà du capitalisme fossile, tâche titanesque, on aura peut-être un petit espoir d’exister encore pour enfin sortir du capitalisme vert.

 









jeudi 17 avril 2025

Le DAL05 veut faire du logement le sujet des municipales 2026 : RAM05 ,

 https://dal05.org/le-dal05-veut-faire-du-logement-le-sujet-des-municipales-2026-ram05/

Le photovoltaique sur les toits pas dans les bois

 


 

 Piqûre de rappel : weekend contre le photovoltaïque sur sols vivants et dans les champs le WE du 26-27 avril à Barret sur Méouge (nord Sisteron).

Débats, conférences, tables rondes, balades botano·voltaïques et Fiesta !
Partagez sur vos réseaux SVP.
A bientôt !........

Facebook : https://fb.me/e/4UE6CdStT

mercredi 9 avril 2025

VEOLIA- EMBRUN - Manifestation SAMEDI 12 AVRIL 2025 de 10h à 12 h

 NEGLIGENCE  /   NON TRANSPARENCE  /  ESCROQUERIE ? ??

Manifestation SAMEDI 12 AVRIL 2025  de 10h à 12 h
Rond-point des ORRES

Depuis 2009 et la signature d'un contrat de DSP (Délégation de service public) pour l'assainissement de l'eau dans l'Embrunais, entre Véolia et CCSP (Communauté de Communes de Serre-Ponçon), l'ADUEA se mobilise contre ce contrat toxique (taux d'intérêt à 6,5% sur 30 ans, soit 17 Millions d'€ au titre des intérêts).
  Aujourd'hui, non content d'engranger 17M€, Véolia ne respecterait pas les clauses du contrat ?!?
Des révélations  d'un ex-salarié de Véolia, qui a obtenu le statut de lanceur d'alerte, pointent de nombreux dysfonctionnements :
* non remplacement de machines défectueuses ?
*  surfacturation d'équipements, constituant une escroquerie au regard de l'article 313-1 du code pénal ?
*  manquements récurrents à la sécurité et à la protection de la santé mentale et physique des salariés ?
*  non respect des obligations de la DSP : absence de déclaration des incidents à la CCSP et à l'Agence de l'eau ?
*  modification des mesures pour falsifier les résultats des contrôles ?
*  double facturation salariale ?
*  atteinte potentielle  à l'environnement avec le rejet d'une quantité anormale (30 fois la dose quotidienne)  de chlorure ferrique dans la Durance (1 novembre 2022 STEP Station d’Epuration d'Embrun)
Sans oublier que la future reconstruction de la STEP reste une préoccupation majeure
 
Usagers abusés, regroupons-nous pour défendre nos droits !
 
Manifestation SAMEDI 12 AVRIL 2025  de 10h à 12 h
Rond-point des ORRES 
                                                                
                                                                                                              Venez nombreux !!!

samedi 1 mars 2025

Collectif Stop Demolitions

 https://sites.google.com/view/stop-aux-demolitions-anru

 

top aux démolitions !  Moratoire immédiat !  Non à la politique destructrice de l’ANRU !

Ce samedi 18 novembre 2023, nous, collectifs, associations, habitants, militants, nous sommes réunis nationalement et avons décidé de constituer un regroupement national de Collectifs et associations issus de tout le territoire pour mettre fin à la politique actuelle et destructrice de l’ANRU.

Nous invitons tous les collectifs, associations, habitants et militants d’accord avec notre appel à nous rejoindre.

De 2004 à 2021, au travers du Programme National de Rénovation Urbaine (PNRU) puis du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU), l’ANRU a assujetti son financement à la démolition de 164 000 logements sociaux pour n’en reconstruire que 142 000, donc 22 000 logements sociaux en moins et presque rien pour la réhabilitation de l’existant (seulement 408 500 logements réhabilités). [1]
 
Et ce, à l’heure où la crise du logement sévit plus que jamais : la France compte 333 000 personnes sans domicile fixe [2] et 2,4 millions de ménages en attente d’un logement social [3]. Dans toutes les villes, dans tous les quartiers où cette politique est engagée, la population et des collectifs se mobilisent pour s’y opposer. Partout naît la volonté de ne pas rester isolés, d’unir nos forces nationalement pour être plus forts et faire entendre notre voix.
 
À l’occasion des 20 ans de l’ANRU, nous proposons une rencontre au niveau national pour mettre un stop à cette politique destructrice, et aberrante d’un point de vue social, financier, urbanistique, architectural, et écologique. Nous exigeons, d’urgence, un moratoire sur les démolitions. Habitantes et habitants des quartiers populaires, collectifs locaux et nationaux, associations, syndicats, architectes et urbanistes, acteurs du logement, élus et forces politiques qui soutiennent notre combat, toutes et tous. Tous ensemble, mobilisés, nous nous opposons aux démolitions à tout va, et exigeons la réhabilitation et la rénovation énergétique des logements, l’entretien courant et la requalification urbaine des quartiers populaires.

L'État ne doit plus se désengager de la construction du logement social. Les 12 milliards du deuxième programme de l’ANRU [4] (financement majoritairement privé d’Action Logement, qui obtient gratuitement en contrepartie des terrains pour réaliser des opérations de promotion immobilière) ne peuvent pas être dépensés comme l’a été la manne financière du premier programme, sans prendre en compte les besoins réels et sans écouter les revendications des habitantes et des habitants. La démolition détruit toute l’histoire d’une vie sociale ainsi que des liens de solidarité et d’entraide tissés tout au long de dizaines d’années. Les habitants ne sont pas de la poussière que l’on déplace selon son gré !
 
Ils et elles sont nombreux et nombreuses à clamer la qualité architecturale de nombre de ces logements voués à la démolition (spacieux, traversant,…). Ils et elles pointent une urgence : celle du retour au droit élémentaire commun (logements décents et salubres, équipements nécessaires et espaces publics entretenus, voies de circulation dégagées, espaces verts..) et de la fin du régime d’exception qui discrimine les quartiers populaires, et dont la politique de démolition systématique est la manifestation criante.
 
En février prochain se tiendront les 20 ans de l’ANRU. À cette occasion, nous proposons de nous retrouver le mercredi 7 Février 2024 au niveau national à Paris. Nous demandons à être reçus en délégation par la direction de l’ANRU à son siège où nous nous rendrons le matin pour porter nos revendications et en premier lieu le moratoire immédiat pour l’arrêt des démolitions. Aux représentants de l’ANRU, nous disons : soyez dignes des principes et des fondamentaux dont vous vous réclamez pour vous mettre à l’écoute des habitants en acceptant le moratoire immédiat sur toutes les démolitions programmées et en recevant notre délégation. L’après-midi, nous nous réunirons en un lieu central. Nous invitons tous les collectifs, associations, habitants, militants à rejoindre notre regroupement en écrivant à stop.aux.demolitions.anru@gmail.com .
 
La rencontre nationale "Stop aux démolitions ANRU, pour un moratoire immédiat" s'est tenue le mercredi 7 Février 2024. Retrouvez plus d'information sur notre site internet : https://sites.google.com/view/stop-aux-demolitions-anru .

Sources : 
[1] https://www.anru.fr/sites/default/files/media/downloads/synthese-bilan-pnru-v2-linkedin.pdf
[2] https://www.sudouest.fr/economie/social/330-000-sans-domicile-fixe-en-france-chiffre-multiplie-par-deux-en-10-ans-13894698.php
[3] https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/12/06/creation-de-logements-sociaux-un-nombre-record-de-communes-sont-hors-la-loi_6204190_3224.html
[4] https://www.anru.fr/le-nouveau-programme-national-de-renouvellement-urbain-npnru

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La filière solaire atomisée façon marché

 Le gouvernement a décidé de réduire le solaire photovoltaïque en toiture. Un désastre pour de nombreux artisans poseurs. Un marché, fou, une politique énergétique pleine de déni, retour sur 20 ans de politique française.

Le marché électrique toujours aussi fou, baisse  trop les prix : il y a surproduction. Au lieu de fermer de vieilles centrales nucléaires, le petit solaire de particuliers sert de variables d’ajustement. Le nucléaire est lui subventionné. 

Back to the futur

1994, je suis étudiant en école d’ingénieur en Énergie. Le professeur nous montre les énergies appelées à l’époque « nouvelles » : le photovoltaïque et l’éolien.  Il les méprise en bon fan du nucléaire : « Le photovoltaïque, un truc de la Nasa, trop cher. Réservé à l’espace, il n’a pas d’avenir, à part les refuges de haute montagne et les satellites, je passe vite ».  Il nous parle technique, nous explique le fonctionnement. Je comprendrais plus tard son mépris : la technique est tellement simple, trop simple, à peine de quoi fournir un TP basique. Son argument de conclusion : « Pour fournir la France en énergie, il faudrait au rendement actuel couvrir l’équivalent de deux départements français. Personne ne l’acceptera ».

L’éolien est une technique plus complexe. Elle attire moins de mépris. Mais pour l’éolien, il faut beaucoup de vent fort, or le vent souffle fort et régulier en hauteur. Il affirme : « il faudrait faire des éoliennes géantes de 100 mètres de haut et déployer des réseaux immenses. Trop moches et trop intermittentes, vous imaginez qu’on vive au rythme du vent ? » Pour terminer sa morale, il nous parle du surgénérateur à plutonium, la vraie énergie nouvelle selon lui. L’énergie la plus compacte, toujours disponible, qui génère plus de combustible qu’elle n'en consomme ! Il passe rapidement sur les nombreux problèmes complexes à résoudre. Les théoriciens méprisent les détails techniques. Le diable réside pourtant dans les détails

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